STgenetics

« Une bonne vache fait le job, sans faire parler d’elle »


TNC le 04/05/2021 à 13:37
Selon STgenetics, il n'y a pas de vache idéale : la bonne Holstein correspond aux besoins de l'éleveur et chaque éleveur a ses propres attentes selon son système. (©TNC)

Selon STgenetics, il n'y a pas de vache idéale : la bonne Holstein correspond aux besoins de l'éleveur et chaque éleveur a ses propres attentes selon son système. (©TNC)

Un nouvel acteur débarque sur le marché de la génétique bovine française. Avec ses schémas de sélection américains, STgenetics vise le haut niveau laitier. Pour en savoir plus, la rédaction a posé trois questions à Rudy Muller, nommé directeur STgenetics France.

Début avril, la société américaine STgenetics annonçait son arrivée en France. D’abord spécialisée dans le sexage de semences avec notamment un monopole sur la technologie dès les années 90, l’entreprise a poursuivi son développement en achetant quelques schémas de sélection laitiers américains. Elle distribue aujourd’hui des doses dans le monde entier. Et après le Canada, le Brésil, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde et le Royaume-Uni, le groupe déploie sa nouvelle filiale en France, à Rennes.

Son objectif est clair : viser le haut niveau. « Nous ne nous contenterons pas de vendre des doses ; nous souhaitons accompagner les éleveurs et introduire la génétique dans la stratégie globale des élevages pour en améliorer la rentabilité », explique Rudy Muller, directeur de STgenetics France.

3 questions à Rudy Muller

Pour mieux connaître l’entreprise et son ambition, la rédaction a posé trois questions au directeur français :

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne Prim’holstein française ?

« Pour STgenetics France, la bonne Holstein est celle qui correspond aux besoins de l’éleveur. En fonction de la configuration de l’élevage, des débouchés de l’exploitation et de l’orientation que souhaite prendre l’éleveur. Pour autant, certains critères restent unanimement recherchés. Ainsi, la production, les fonctionnels ou encore la mamelle et les membres trouvent toujours de l’intérêt. Souvent, la demande, c’est la vache qui fait le job, sans faire parler d’elle ! »

Vous vous engagez à améliorer, grâce à la génétique, la rentabilité des élevages français. Concrètement, ça passe par quel schéma de sélection ?

« La génétique et la reproduction ont, selon STgenetics France, une place importante dans l’amélioration du revenu sur 3 axes :

– le management de la reproduction en utilisant la semence sexée sur les animaux correspondant le mieux au profil recherché, détectés par test génomique, et le croisement viande sur les autres pour bénéficier de prix supérieurs ;

– l’accouplement chromosomique (Chromosomal Mating) qui permet les accouplements les plus performants et gère au mieux la consanguinité ;

– la génétique à proprement parlé en utilisant des taureaux apportant de la plus-value (taureaux A2A2 par exemple) ou améliorateurs des coûts d’élevage (taureaux positifs sur Ecofeed le premier index de conversion alimentaire, l’alimentation étant le premier poste de charges variables). »

Quel est selon vous le croisement terminal idéal en lait ? Et pourquoi ?

« Le meilleur croisement terminal doit combiner plusieurs critères pour mériter ce qualificatif. Le premier est une bonne fertilité, pour assurer une gestation. Il doit ensuite permettre un vêlage facile pour préserver la carrière de la mère. Le veau doit avoir une bonne conformation à 3 semaines pour bénéficier du meilleur prix de vente. Enfin, le dernier point est qu’il doit y avoir un marché rémunérateur pour ce type de produit.

En résumé le meilleur croisement terminal est celui qui rémunère le mieux l’éleveur sans mettre en péril la carrière de la mère.

À ce jour, la race qui combine le mieux ces critères dans la plupart des cas est la British Blue qui est classée dans la famille des Blancs Bleus. STgenetics France propose plusieurs taureaux de cette race mais aussi d’autres races pour répondre au mieux à la demande des éleveurs. »

Les taureaux STgenetics dans le top 50 de l’indexation d’avril

« Sur l’indexation d’avril 2021 en Amérique du Nord, 24 de nos taureaux ressortent parmi les 50 meilleurs », se félicite le directeur de la filiale française. « Nous avons intégré un fils du taureau Charl, Mixer. Charl est appelé à devenir un pilier de la race Holstein au vu ses qualités. »

« Les taureaux les plus demandés sont Delta-Lambda, Nightcap et Chief pour leur conformation, Doral-Red qui ajoute le facteur rouge, Johnboy commence aussi à être très demandé et nous fondons aussi de grands espoirs pour Mixer en tant que taureau le plus élevé en TPI et fils de Charl. »

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