Nutrition animale : les coopératives demandent un plan d’investissement


TNC le 05/11/2026 à 16:48
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Les coopératives de nutrition animale appellent à un plan d'investissement pour sécuriser l'approvisionnement des élevages. (© FranceAgritwittos_Anthony Mercier)

Après la sécheresse historique de 2026, qui a tendu les disponibilités en fourrages, les coopératives de nutrition animale appellent les pouvoirs publics à s’engager pour sécuriser les approvisionnements des élevages.

Les aléas météo de l’année ont réduit les disponibilités en maïs, fourrages et pulpes de betteraves, alors que les tensions géopolitiques ajoutent des difficultés à l’approvisionnement en matières premières pour les élevages. Dans ce contexte, la Coopération agricole Nutrition animale, qui tenait le 5 novembre sa convention annuelle, appelle les pouvoirs publics à soutenir davantage le secteur.

Une cellule de suivi des approvisionnements

La Coopération agricole Nutrition animale demande, premièrement, « la création rapide, au sein de FranceAgriMer, d’une cellule de suivi des approvisionnements » destinée à anticiper de futures difficultés d’approvisionnement pour les élevages.

Cette cellule de suivi réunirait les filières végétales, animales et les acteurs de la nutrition animale.

900 M€ nécessaires d’ici 2030

En parallèle, les coopératives de nutrition animale estiment les besoins d’investissements à 900 M€ supplémentaires d’ici 2030 pour maintenir une capacité de production tout en accélérant les transitions environnementales. Un montant qui pourrait être atteint grâce à plusieurs leviers, notamment l’accès des outils de première transformation agricole aux dispositifs de suramortissement, prévus dans le projet de loi de finances pour 2027, et qui facilitent les investissements de modernisation. Les coopératives et leurs filiales redoutent en effet d’en être exclues.

Enfin, la Coopération agricole Nutrition animale appelle les candidats à l’élection présidentielle à s’engager sur un plan d’investissement destiné à soutenir la création et le développement d’unités de production françaises et européennes de vitamines, d’acides aminés et de protéines végétales, afin de réduire la dépendance aux intrants.