Le prix de la viande sous pression face à une demande en baisse


TNC le 28/05/2026 à 14:32
boeuf

Pour citer cet article: https://tendances-lait-viande.fr/ Le marché s’est réajusté sur quasiment toutes les catégories et montre à présent des signes de stabilisation, d'après les dernières tendances de l'Idele. (© Pixabay/moerschy)

La filière viande bovine entre dans une phase descendante de prix après un pic historique en 2025. En cause : une demande insuffisante. Les jeunes bovins et le maigre sont les plus exposés.

« Les prix élevés des viandes bovines à la consommation et le pouvoir d’achat contraint par la flambée des prix des carburants freinent la demande partout en Europe pour le bœuf et le veau. Les prix sont sous pression, d’autant que les viandes de pays tiers poursuivent leur percée. » C’est le constat des économistes de l’Idele publié dans les dernières tendances mensuelles.

Cours des vaches et des JB en recul

Si les cotations des vaches à viande résistent par manque d’effectifs, celles des vaches laitières et des jeunes bovins sont en recul du fait des cours baissiers dans l’UE. Quelques prix sur la semaine 20 en France (du 11 au 17 mai) :

– vache U standard : 7,87 €/kg de carcasse ;
– vache de conformation intermédiaire R : 7,29 €/kg de carcasse ;
– vache O : 6,33 €/kg de carcasse ;
– jeune bovin U : 7,05 €/kg ;
– jeune bovin R : 6,90 €/kg.

Moins de veaux sur le marché

La filière veaux reste confrontée à une baisse importante des naissances. Les expéditions vers l’Espagne sont en recul. Le veau mâle laitier de 45-50 kg a atteint 312 €/tête en semaine 21, soit + 56 €/2025 et + 188 €/2024 !

En revanche, la consommation de viande de veau étant peu dynamique, les cours baissent fortement : le veau de boucherie rosé clair O affichait un prix de 8,37 €/kg de carcasse en semaine 20. Cela reste tout de même au-dessus des cours italiens et néerlendais. Mais la cotation de la poudre de lactosérum doux inquiète les éleveurs (1 455 €/t en semaine 18).

Les éleveurs inquiets

Les éleveurs surveillent de près ces cotations. 54 % s’en contentent mais se disent inquiets et 24 % estiment qu’elles sont d’ores et déjà insuffisants. En revanche, 22 % estiment que les prix restent satisfaisants. C’est ce que révèle un récent sondage publié sur Web-agri début mai.