Antoine, jeune installé : « Nous vivons bien de notre métier d’éleveur »
TNC le 02/09/2026 à 11:49
Antoine Garreau, associé au Gaec de la Trébisière dans l’Orne, est plutôt satisfait de ses conditions de travail et de sa rémunération.
Antoine Garreau et Quentin Fromont se sont bien trouvés… sur les bancs de l’école d’agriculture. « On se disait que lui produirait et que moi, je transformerais sa production, détaille Antoine. Quentin s’est installé sur l’élevage de vaches laitières à Magny-le-Désert (Orne) en 2017, lui l’a rejoint en 2019 pour mettre en place l’atelier de transformation.
« Financer la main-d’œuvre »
250 000 l de lait y sont transformés en yaourts et desserts bio et fermiers, soit la moitié du volume annuel produit, le reste est collecté par la laiterie Biolait. « Grâce à cette activité, nous vivons correctement de notre métier d’éleveur, estime-t-il. Nous décidons des prix auxquels nous achetons et vendons nos produits. Et nous récupérons la valeur ajoutée qui se fait justement sur la partie transformation et vente. »
Ainsi, ils peuvent embaucher de la main-d’œuvre et « la payer correctement » elle aussi. Ils ont, de plus, la possibilité d’investir pour avoir un outil de production « performant », et donc de bonnes conditions de travail avec une « amplitude horaire raisonnable » permettant une vie privée à côté.
« Mutualiser moyens de production et compétences »
Revenu, confort de travail… il le reconnaît, l’adhésion au réseau Invitation à la fermea eu un impact bénéfique. Une quarantaine d’exploitations en font partie, d’où « une mutualisation des moyens de production et des compétences pour de meilleures performances et un plus grand professionnalisme » que s’ils étaient restés seuls.
Proposer des produits « qualitatifs » à la fois pour les consommateurs, dans les magasins, les écoles, les hôpitaux, et pour l’environnement, voilà ce qui le « motive » le jeune éleveur à se lever tous les matins. « J’ai l’impression d’être utile », déclare-t-il. Selon lui, « local, fermier et bio est le trio gagnant ». Alors il est fier que son yaourt au citron ait été primé au Salon de l’agriculture en 2025. La même année, il a gagné le prix de la dynamique agricole pour la région Grand Ouest.