Structure du sol

Réfléchir dès maintenant à l’implantation de son colza


TNC le 22/05/2020 à 14:12

Selon Terres Inovia, les phases de gestion de l'interculture et d'implantation sont décisives pour réussir l'implantation d'un colza robuste. L'institut technique nous donne alors quelques clés pour anticiper cette implantation dès maintenant.

Un colza robuste, c’est quoi ? « C’est un colza qui va être peu sensible aux dégâts de bioagresseurs et aux aléas climatiques, et donc qui va être à même d’exprimer son potentiel de rendement », indique Stéphane Cadoux, chargé d’études « agronomie et systèmes de culture » chez Terres Inovia.

Pour cela, il est important de « commencer à réfléchir dès maintenant au mode d’implantation de son colza », . Premièrement, « car il faudra être très réactif le jour de la récolte du précédent dans ses choix, concernant la stratégie d’implantation qu’on souhaite mettre en œuvre ». Et aussi, parce que « la période d’avril-mai est particulièrement adaptée pour acquérir une information capitale pour cette prise de décision : la connaissance de la structure de son sol ».

L’institut technique recommande alors de réaliser un test bêche, « idéalement dans le précédent du colza, entre avril et mai, quand il y a encore un peu de fraîcheur dans le sol et si possible dans chaque parcelle », présente Stéphane Cadoux.

Il faut « choisir une zone représentative de la parcelle (environ 3 x 5 m) et y réaliser trois prélèvements de bêche, en essayant de se décaler par rapport au sens du semis ». À noter : « la force nécessaire donne déjà une première indication du tassement du sol. Attention elle peut aussi être liée à l’humidité du sol », précise l’expert.

« On prélève ensuite délicatement le bloc de sol et on le pose sur une bâche ». La première étape va consister à observer « comment se comporte le sol ? ».

Puis « on coupe chaque motte qui s’est désagrégée en deux pour voir la structure à l’intérieur. Est-ce qu’on observe de la porosité, des trous, des racines… ? », énumère le spécialiste.

Croiser ces différentes informations va permettre de « confirmer l’importance de fragmenter le sol, si la structure est  dégradée, ou non, si la structure est poreuse ».

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