Pommes de terre

L’UNPT appelle à réduire les surfaces de – 15 %


TNC le 06/10/2020 à 13:56
Face à des perspectives de marché incertaines, l'UNPT recommande une diminution de 15 % des surfaces en pommes de terre pour 2021 (©TNC)

Face à des perspectives de marché incertaines, l'UNPT recommande une diminution de 15 % des surfaces en pommes de terre pour 2021 (©TNC)

Alors que les réflexions sont en cours pour les emblavements 2021, l’UNPT appelle les agriculteurs à réduire les surfaces de pommes de terre de consommation pour privilégier les débouchés plus rémunérateurs, par exemple en pomme de terre féculière.

Dans un contexte incertain lié aux conséquences de la crise sanitaire, la campagne actuelle est inhabituelle, rappelle l’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) : l’activité industrielle aura besoin de quelques mois avant de retrouver son niveau d’avant crise, entrainant une diminution des surfaces en contrat pour 2021/22, la filière fécule manque toujours de surfaces pour 2021, et l’évolution de la consommation des ménages reste difficile à prévoir.

Consolider les surfaces en céréales ou pommes de terre féculières

« À l’heure où les réflexions concernant les emblavements, notamment celles des cultures d’automne, sont d’actualité, l’UNPT recommande aux producteurs de ne retenir que les débouchés rémunérateurs, de baisser leurs emblavements 2021 en pommes de terre de consommation et de consolider leur surface en céréales ou en pommes de terre féculières » indique donc le syndicat dans un communiqué diffusé le 6 octobre. Une diminution des surfaces de l’ordre de 15 % pour 2021 permettrait d’équilibrer le marché.   

Lire aussi : Pommes de terre : « trouver un maximum de débouchés et une valeur à nos pommes de terre »

Début septembre, le NEPG (qui regroupe les producteurs de pommes de terre d’Allemagne, Belgique, France, Royaume-Uni et Pays-Bas) communiquait également en ce sens, rappelant l’incertitude du retour de la demande en pommes de terre industrie et la nécessité d’ajuster l’offre.

L’UNPT conseille ainsi aux producteurs de « bien évaluer leur risque de production et d’analyser précisément les coûts (souvent en hausse) associés ».