Pommes de terre

« Trouver un maximum de débouchés et une valeur à nos pommes de terre »


TNC le 17/08/2020 à 10:31
« Les volumes de pommes de terre qui étaient destinés à l’industrie de transformation ont été dégagés vers des débouchés alternatifs de valorisation (alimentation animale, compostage, méthanisation, export...etc.), entraînant de sévères pertes pour l'ensemble des maillons de la filière », déplore le NEPG. (©Pixabay)

« Les volumes de pommes de terre qui étaient destinés à l’industrie de transformation ont été dégagés vers des débouchés alternatifs de valorisation (alimentation animale, compostage, méthanisation, export...etc.), entraînant de sévères pertes pour l'ensemble des maillons de la filière », déplore le NEPG. (©Pixabay)

« Prônez la qualité et non la quantité ! » conseille l’UNPT dans un communiqué. Face aux bouleversements provoqués par la pandémie, s'assurer des débouchés pour les pommes de terre françaises est primordial, notamment par la reconquête des consommateurs français et la redynamisation de l'export.

« Hors Covid-19, 2020 serait considérée comme une année à l’équilibre offre/demande », indique l’Union Nationale des Producteurs de Pommes de Terre (UNPT). Mais comme pour bon nombre de secteurs, la pandémie a bousculé les prévisions et modifié profondément les fondamentaux de la campagne 2019.

Face au manque de visibilité sur le niveau de la demande, surtout en industrie, l’UNPT appelle l’ensemble des acteurs de la filière à respecter les fondamentaux du marché. « Il est important de reconquérir des consommateurs en France pour les pommes de terre en l’état, de redynamiser l’export sur le marché du frais, et de trouver, d’une manière générale, un maximum de débouchés et une valeur à nos pommes de terre. »

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Si la pandémie a provoqué une relance de consommation des ménages sur le marché du frais, la mise à l’arrêt d’une grande partie de la RHD a provoqué une baisse d’activité du côté de l’industrie. « Les volumes contractualisés ont été transformés tardivement, les stocks de produits finis sont élevés et la pandémie impacte désormais la planète entière obligeant les industriels à adapter leur stratégie de production et de vente pour la campagne 2020/2021 », indique l’UNPT.

Alors que les surfaces ont légèrement progressé en 2020 (+ 1,4 % en France et + 0,5 % à l’échelle du NEPG – Groupement des producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen), et que les rendements s’annoncent moyens avec de fortes hétérogénéités, la production finale devrait s’établir entre 6,5 et 7 millions de tonnes. Mais compte tenu du contexte actuel, « le prix du libre destiné à l’industrie risque de pâtir de l’offre excédentaire ».

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Par conséquent, l’UNPT encourage vivement les producteurs de pommes de terre à se montrer « très vigilants et attentifs pour que la production respecte le cahier des charges des acheteurs et donc, la demande des consommateurs, sur le marché du frais comme sur le marché de l’industrie, notamment dans le cadre des contrats ».

« Si privilégier la qualité sera primordial, l’UNPT recommande de ne pas aller chercher les tonnes qui encombreront le marché, de ne plus investir dans l’irrigation et de défaner précocement afin de ne prendre aucun risque inutile. Il faudra également s’assurer d’avoir de bonnes conditions à l’arrachage. »