La récolte mondiale de blé revue en hausse, les exports mer Noire stagneraient
AFP le 12/09/2026 à 09:53
Le blé devrait se faire plus abondant que prévu cette année, selon les nouvelles prévisions du ministère américain de l'agriculture (USDA), porté par une production en hausse chez les grands cultivateurs et malgré les difficultés d'export en mer Noire.
Dans sa mise à jour mensuelle sur l’état de l’offre et la demande dans le monde (Wasde) publiée vendredi, le ministère annonce tabler désormais sur une récolte mondiale de plus de 822 millions de tonnes de blé pour la campagne 2026-27, contre 819 millions précédemment.
L’Australie, un acteur important pour cette céréale, voit ainsi ses perspectives de production bondir de plus de 10 % par rapport à l’estimation précédente, du fait notamment « de conditions très favorables » dans le sud du pays. La moisson canadienne est aussi escomptée en hausse.
Cette profusion de blé devrait permettre à ces deux pays d’accroître le rythme de leurs exportations, compensant ainsi partiellement certaines difficultés en Europe. Sans mentionner directement le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’USDA a abaissé ses anticipations quant à leurs exportations, s’attendant à ce qu’ils restent en deçà des niveaux des dernières années.
La mer Noire, par laquelle passe une grande partie des livraisons russes et ukrainiennes de denrées agricoles, mais pas que, est bloquée depuis plusieurs semaines en raison d’attaques accrues des deux camps. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mardi que des négociateurs russes, ukrainiens et américains pourraient se réunir dès ce mois-ci pour discuter d’une issue pacifique.
La Russie s’est toutefois montrée plus réservée, estimant qu’il était « trop tôt » pour parler concrètement d’une telle rencontre. Le rythme moins soutenu des exportations d’Ukraine et de Russie fera mécaniquement gonfler leurs stocks de fin de campagne, selon les chiffres de l’USDA.
Le ministère américain s’attend en revanche pour le troisième rapport consécutif à une production de maïs moindre. Ce sera notamment le cas aux Etats-Unis, où le rendement par hectare devrait diminuer. Les perspectives pour le soja n’ont, elles, pratiquement pas évolué.