Cultures intermédiaires

Des couverts pour concilier agronomie et faune sauvage


TNC le 09/09/2020 à 11:38
Une application pour choisir les espèces des cultures intermédiaires en fonction de leurs atouts agronomiques et cynégétiques. (©Pixabay)

Une application pour choisir les espèces des cultures intermédiaires en fonction de leurs atouts agronomiques et cynégétiques. (©Pixabay)

Afin d'accompagner les agriculteurs à choisir des cultures intermédiaires bénéfiques tant pour l'agronomie que pour la faune sauvage, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS, aujourd’hui Office français de la biodiversité) la fédération départementale des chasseurs du Nord, l’Institut de Genech, l’Institut d’Anchin, la FDSEA 59 et le Gnis viennent de lancer une application mobile dédiée.

Selon le Gnis, « la gestion des intercultures est l’une des voies à parfaire pour concilier agronomie et faune sauvage ». Et cela passe notamment par le choix des espèces utilisées. Afin d’aiguiller les agriculteurs dans cette prise de décision, l’Office national de la chasse et de la faune Sauvage, la fédération départementale des chasseurs du Nord, l’Institut de Genech, l’Institut d’Anchin, la FDSEA 59 et le Gnis viennent de mettre au point une application mobile dédiée. Elle est disponible sur Android et iOS en inscrivant « OAD couverts faune sauvage ».

Pour les couverts végétaux, on cherche avant tout « des plantes faciles à semer, à détruire, qui ne risquent pas de se disséminer, non vectrices de maladies ou ravageurs ». Elles doivent également « satisfaire différentes fonctions agronomiques et environnementales comme : piéger l’azote, fixer l’azote, restructurer le sol, restituer de la matière organique, lutter contre les adventices et ravageurs, favoriser la vie du sol ou favoriser la prolifération d’autres auxiliaires comme les insectes pollinisateurs, les carabes, etc… » En ce qui concerne la faune sauvage, « les besoins sont de quatre ordres : se nourrir, se cacher, se déplacer, se repérer. Et ceci en dehors des périodes de reproduction. À chaque plante peut être attribuée un ou plusieurs de ces objectifs ».

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Comment ça fonctionne  ?

Le principe de l’application est simple : elle comprend aujourd’hui 25 plantes d’intercultures et 5 questions sont posées chronologiquement. Les réponses données par l’agriculteur vont éliminer automatiquement les plantes qui ne conviennent pas.

Retrouvez ci-dessous les cinq questions du cheminement :

  • « Cocher dans la liste les plantes présentes dans la rotation. » La réponse éventuelle élimine les plantes de couvert ayant des maladies ou parasites en commun.
  • « Quelle sera la culture suivante ? »
  • « À quelle date est-il possible de semer ? Certaines plantes doivent être semées tôt. »
  • « Quel sera le mode de destruction ? Labour, gelée, roulage/broyage. »
  • « Quels autres intérêts attend-on ? Favoriser les abeilles, réduire les limaces, fixer ou piéger l’azote, restructurer le sol, lutter contre l’érosion. Il est également possible d’envisager une valorisation de la production en fourrage. »

Les espèces recommandées sont ensuite présentées avec « les conseils et fonctions agronomiques et cynégétiques de la plante ».