80 % de probabilité d’un évènement El Niño dès l’été 2026


TNC le 03/06/2026 à 17:30
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El Niño provoque fréquemment des sécheresses dans certaines régions comme en Amazonie, en Indonésie ou en Australie. (© Batuhan Toker/adobe stock)

La probabilité d’un nouvel évènement El Niño dès le mois de juin 2026 se renforce selon l’Organisation météorologique mondiale et Météo France.

« Un nouvel évènement El Niño est en train de se mettre en place et débutera très probablement à partir de l’été 2026 », annonce Météo France dans un communiqué en date du 3 juin 2026.

Ce phénomène est une variation marquée de la température des eaux de l’océan Pacifique équatorial. Il entraîne une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut donc engendrer des évènements extrêmes sur de nombreuses régions, notamment en Asie, en Afrique, en Amérique ou encore en Australie.

Actuellement, El Niño n’est pas encore visible, précise l’organisme de météorologie, même si des températures plus chaudes ont fait leur apparition à l’est de l’océan Pacifique.

Pour l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il y a 80 % de probabilité que le développement d’El Niño se déroule sur le trimestre juin-août 2026 et 90 % de probabilité qu’il dure jusqu’à la fin de l’année 2026. Il serait marqué par un réchauffement particulièrement élevé des eaux.

Certains modèles de prévisions anticipent en effet une hausse de la température de la surface de la mer supérieure à 2 °C. Le terme de « Super El Niño » est alors employé pour désigner cet épisode particulièrement fort.

Un évènement El Niño de cette ampleur impacterait fortement le climat mondial, alerte Météo France : « des conditions plus humides sont souvent constatées sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis, alors que des conditions sèches sont le plus souvent observées de l’Océanie à l’Australie ainsi que sur le bassin de l’Amazonie. »

Des conséquences à venir donc sur les récoltes agricoles de ces pays, comme le maïs en Amérique ou encore le blé en Australie.

Si pour l’Europe et la France, les effets sur le climat et donc sur les cultures en place restent généralement peu perceptibles, l’impact d’El Niño sur les marchés agricoles pourrait s’avérer beaucoup plus concret.