« Renforts économiques des agriculteurs », les Cuma veulent peser dans le budget


TNC le 20/10/2026 à 15:40
EnsilageCuma

La FNCuma, qui fédère plus de 9 000 coopératives en France, attend des mesures d’aide et de soutien ciblées. (© Stéphane Leitenberger/Adobe Stock)

Les Cuma militent pour des mesures d’aide ciblées dans le budget 2027 en cours d’examen, que ce soit dans le cadre du plan de relance agricole ou encore de l’adaptation de la fiscalité.

Alors que l’examen du budget 2027 est en cours au Parlement et que le volet agricole devrait être étudié dans les prochaines semaines, la FNCuma, qui fédère plus de 9 000 coopératives en France, attend des mesures d’aide et de soutien ciblées. « L’enjeu est de permettre aux Cuma de tenir tout en renforçant leur rôle pour réduire les charges de production et offrir aux agriculteurs un collectif sur lequel compter face aux difficultés », souligne Marine Boyer, la présidente de la FNCuma.

La FNCuma milite notamment pour l’ouverture du dispositif de prêts garantis Gretea (Garantie pour le réaménagement des dettes et le renforcement de la trésorerie des exploitations agricoles) aux Cuma. Cette mesure a été adoptée en commission des affaires économiques.

Des promesses à concrétiser

« Une première étape, à l’initiative du député Dominique Potier, à conforter », souligne la fédération qui annonce aussi bénéficier du soutien d’Annie Genevard, la ministre de l’agriculture, pour cette mesure. « Cet appui doit désormais être concrétisé dans l’ensemble du parcours législatif, avec des critères adaptés aux Cuma et une prise en charge du coût de la garantie », poursuit la FNCuma, qui espère dans le même que le dispositif national d’accompagnement des projets et initiatives des Cuma sera abondé de nouveau.

La FNCuma salue également « la mobilisation importante des parlementaires des différents bords pour étendre le crédit d’impôt mécanisation collective aux agriculteurs relevant du régime dit micro-BA ». « En période de crise, le régime fiscal choisi par l’agriculteur ne doit pas constituer un obstacle au soutien à la mutualisation de matériel, d’autant que cela concerne les plus petites exploitations », met en avant la fédération.