Deux frères du Puy-de-Dôme seront les éleveurs de la vache ferrandaise égérie au Sia 2027
AFP le 22/09/2026 à 10:45
Deux éleveurs frères, originaires du Puy-de-Dôme, seront chargés d'élever et d'accompagner la vache égérie du Salon international de l'Agriculture 2027, une ferrandaise, ont annoncé mardi les organisateurs du salon.
Nicolas et Samuel Verdier, installés depuis plus de 20 ans « à la tête d’une exploitation d’environ 140 hectares, dans le Puy-de-Dôme (…) élèvent un troupeau mixte de vaches limousines et ferrandaises », a-t-on indiqué de même source.
Présentés comme « des pionniers du circuit court », ils ont fait le choix, lors de leur installation, « d’une approche autonome, basée sur l’herbe, avec de la vente directe afin de maîtriser l’ensemble de la chaîne, de l’élevage jusqu’au consommateur », selon les organisateurs.
Chaque année, Samuel, en charge de la partie élevage, et Nicolas, de la partie valorisation et vente directe, transforment « six vaches et dix veaux de lait ferrandais », en agriculture biologique, « à travers un magasin de producteurs locaux », précisent les organisateurs du Sia.
« C’est une immense fierté pour nous de pouvoir représenter le travail des éleveurs et organismes qui ont oeuvré pour la préservation de la ferrandaise. Nous avons hâte de la faire découvrir aux visiteurs ! », s’est réjoui Nicolas Verdier, cité dans le communiqué.
La vache ferrandaise, auvergnate connue pour son lait, sa viande mais aussi ses capacités d’attelage, qui ne compte qu’environ 4 000 femelles sur un cheptel français de 15 millions de bovins, a frôlé l’extinction dans les années 1970.
Le Salon international de l’Agriculture 2027 se tiendra du 27 février au 7 mars à Paris Expo Porte de Versailles.
Après une année 2026 inédite sans aucune vache au salon à cause de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), la 63e édition rouvrira ses portes aux bovins.
Les races à petits effectifs ont fait l’objet d’une attention particulière lors de la crise de la DNC, plusieurs syndicats ayant demandé à ce qu’elles soient vaccinées en priorité afin de protéger le travail des éleveurs pour maintenir ce patrimoine.