Betterave sucrière : une baisse de production de plus de 20 %, alerte la filière
TNC le 25/08/2026 à 17:23
Les canicules et sécheresses de l’été ont pesé sur toutes les cultures françaises, et la betterave n’a pas été épargnée. L'Association Interprofessionnelle de la Betterave et du Sucre (AIBS) alerte ainsi sur la probabilité d'une chute de plus de 20 % de la production nationale, par rapport à la moyenne quinquennale.
La chaleur et le manque d’eau ont, sans surprise, affecté la croissance des betteraves sucrières au cours de l’été. Les observations réalisées dans les différentes régions productrices à la mi-août « montrent une situation extrêmement préoccupante », alerte l’AIBS ce 25 août.
Selon l’association, la production nationale pourrait chuter de plus de 20 % par rapport à la moyenne à cinq ans, en raison d’un poids racinaire plus faible, en retrait de 18 % par rapport à la moyenne quinquennale, soit « une perte de près de 10 tonnes par hectare », souligne l’AIBS. Le développement foliaire est également en baisse de 50 %, soit « un déficit de près de 20 tonnes de feuille par hectare ». Le stress hydrique a par ailleurs ralenti la croissance des betteraves dans un certain nombre de secteurs, et le potentiel de croissance s’avère désormais « considérablement amoindri pour la fin du cycle végétatif », alerte l’association.
[#CP] Réunie au sein de l’Association Interprofessionnelle de la Betterave et du Sucre, la filière betteravière 🇫🇷 alerte sur les conséquences exceptionnellement graves des conditions climatiques observées depuis le printemps 2026 sur la récolte 2026.
🔗 https://t.co/vKod8Lzm4Vpic.twitter.com/U182dFoWf7— CGB (@CGB_FR) August 25, 2026
C’est « la culture de la betterave qui est en jeu »
Pour l’AIBS, cette situation difficile constitue une raison supplémentaire pour « renforcer la résilience de la filière à travers la recherche, l’innovation, les moyens de protection des cultures et le développement des capacités d’irrigation, indispensables pour sécuriser les productions et pérenniser la culture de la betterave dans nos territoires ». Aujourd’hui, « c’est même la culture de la betterave qui est en jeu sur nos territoires », insiste l’association.
Visite ce matin des parcelles de @_MissBetter avec l'expert assurance aléas climatiques.
Le bilan de la sécheresse est lourd :
• 35-40 t/ha pour les parcelles les plus touchées
• 75-80 t/ha pour les moins impactées
Soit une perte de rendement de 25 % à 60 %. 😱📉 pic.twitter.com/TAOVQqAmJY— Alexis Leherle (@AlexisLeherle) August 25, 2026
Cette dernière demande également le déploiement urgent de dispositifs de soutien afin d’accompagner les exploitations betteravières les plus touchées.