Le Grand Est réclame « un plan européen massif » pour l’agriculture


AFP le 25/08/2026 à 14:45

Le président de la région Grand Est, Franck Leroy, a réclamé mardi à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, « un plan européen massif de sauvegarde et d'avenir pour l'agriculture » après un « été hors norme ».

L’élu régional demande que ce plan associe « des mesures d’urgence et une stratégie durable d’adaptation au changement climatique », après « un été 2026 marqué par une sécheresse exceptionnelle, des canicules à répétition et des pertes importantes dans de nombreuses filières ».

Selon un communiqué de la région, cet « été hors norme » aura eu des conséquences sur toute l’agriculture du Grand Est, avec, selon les premières estimations, un « recul des rendements céréaliers », une « baisse attendue de 20 à 50 % de la production de pommes de terre par rapport à 2025 » ou encore des pertes « pouvant atteindre 80 % pour certaines productions légumières et fruitières ».

La pousse de l’herbe a diminué, comme la production laitière, tandis que les vendanges ont été « parmi les plus précoces jamais enregistrées ».

« Toute la chaîne agricole et alimentaire se trouve fragilisée », notamment sur le plan économique, mais aussi à terme sur la « capacité de production » des territoires.

Dans l’urgence, M. Leroy demande, dans un courrier adressé à Mme von der Leyen, une « mobilisation européenne permettant de soutenir les trésoreries des exploitations, compenser les pertes les plus graves et prévenir les abandons, les décapitalisations et les faillites ».

Mais sur le long terme, il faut également engager une « véritable stratégie européenne d’adaptation de l’agriculture », en termes de gestion d’eau, d’amélioration des sols, d’innovation etc, pour permettre aux exploitations de « résister durablement aux crises de demain ».

Il appelle aussi, dans la programmation budgétaire européeene après 2028, à « renforcer et sanctuariser la politique agricole commune » (PAC).