La Coordination rurale réclame le gel de l’indice des fermages


TNC le 19/08/2026 à 10:42
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D’après l’arrêté du 11 août publié au Journal officiel, le nouvel indice des fermages pour 2026 est fixé à 127,04, soit une augmentation de 3,23 % par rapport à 2025, applicable au 1er octobre. Une hausse malvenue, pour la Coordination rurale, qui demande le gel de l’indice alors que les trésoreries des agriculteurs sont fragilisées.

Paru le 13 août au Journal officiel, l’arrêté constatant l’augmentation des fermages pour 2026 confirme la hausse de 3,23 % pour la période courant du 1er octobre 2026 au 30 septembre 2027.

Cet indice des fermages est actuellement calculé à partir de deux données : l’évolution du prix du produit intérieur brut (PIB), pour 40 % (en progression de 1,09 % par rapport à 2025), et pour 60 %, l’évolution du revenu brut d’entreprise agricole (RBEA) national à l’hectare sur cinq ans. Dans ce dernier calcul, l’année 2026 n’est pas prise en compte, tout comme l’année 2020 qui était la plus mauvaise depuis 2016, ce qui conduit à augmenter la moyenne. L’indice du RBEA progresse ainsi de 4,72 %.

Un contexte agricole trop fragilisé

Après une campagne marquée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont fait flamber les cours des engrais, et les températures extrêmes de l’été qui vont peser sur les récoltes, cette augmentation risque d’être difficile à encaisser pour les agriculteurs. L’année dernière, la hausse de l’indice des fermages avait été très limitée, contenue à 0,42 %.

L’arrêté a ainsi fait réagir la Coordination rurale qui a demandé, le 17 août, un gel de l’indice des fermages. Le syndicat constate qu’en cinq ans, les loyers des fermes ont progressé de 20 % et déplore que l’indice « ne raconte plus la réalité des fermes ».

« Ces moyennes nationales ne disent rien de la trésorerie disponible, des disparités entre productions, des accidents climatiques ou des difficultés économiques rencontrées exploitation par exploitation. On ne peut pas continuer à augmenter automatiquement les loyers agricoles à partir d’indicateurs qui ne reflètent pas la capacité réelle des fermiers à les payer », poursuit la CR, demandant au Gouvernement « d’engager sans délai une réforme profonde de son mode de calcul ».