Blés et orges : des récoltes en baisse mais de la qualité, selon de premières analyses
AFP le 20/08/2026 à 17:40
Précoce et marquée par des extrêmes climatiques, la récolte de blés et d'orges en France est en recul mais montre globalement « une qualité prometteuse », indique jeudi l'établissement public FranceAgriMer, sur la base de premières analyses en laboratoire.
En volume, la production de céréales à paille restera en-dessous de la moyenne quinquennale, réduite par un repli des surfaces plantées (blé dur, orge de printemps) et surtout une baisse de rendements, certaines régions étant davantage pénalisées que d’autres.
En revanche les premières tendances montrent une qualité au rendez-vous, indique un communiqué de l’Etablissement national des produits agricoles FranceAgriMer et l’institut technique Arvalis.
Pour le blé tendre, le rendement est estimé à -1,7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes, une baisse supérieure à 15 % dans certaines régions. La production nationale est estimée à 31,92 millions de tonnes (-4,3 % par rapport à 2025/2026).
La qualité de la céréale du pain est cependant jugée « bonne à très bonne » dans la plupart des régions: teneur en protéines, masse des grains, basse teneur en eau…
La production de blé dur est estimée à 1,09 Mt, soit -16,6 % par rapport à l’an passé, résultat d’une baisse de surfaces et de rendements hétérogènes, particulièrement à la peine dans le bassin Ouest Océan. Mais la qualité est « dans l’ensemble bonne à très bonne ».
Des conditions de semis favorables, lors d’un hiver pluvieux, ont permis d’augmenter les surfaces d’orge d’hiver, livrant une moisson de 8,8 Mt, (+5,8 % par rapport à la moyenne quinquennale), d’une « bonne qualité technologique globale ».
En revanche la production d’orge de printemps, estimée à 2,22 Mt, recule de 26,5 % en comparaison à la moyenne quinquennale, avec une baisse des surfaces comme des rendements liée notamment à un manque d’eau.
Les teneurs en protéines sont parfois trop élevées, entraînant des déclassements en orge fourragère faute de répondre aux critères de qualité brassicole, indiquent ces analyses, qui seront actualisées jusqu’aux chiffres définitifs attendus en septembre.