Les prix alimentaires augmentent en juillet à cause du contexte géopolitique et climatique


AFP le 07/08/2026 à 15:15

Les vagues de chaleur, les prix de l'énergie et le contexte géopolitique tendu ont poussé en juillet l'indice des prix alimentaires de la FAO à la hausse, tiré notamment par les cours du sucre, des céréales et des huiles végétales.

L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté de 0,6 % en juillet sur un mois et de 1 % par rapport à l’année précédente, a indiqué vendredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

En juillet, la hausse est liée aux prix du sucre (+ 5,6 %), des céréales (+ 3,4 %) et des huiles végétales (+ 2 %). Ces augmentations ont été « partiellement compensées par les baisses » des cours « de la viande et des produits laitiers », selon la FAO.

Les prix du sucre ont bondi le mois dernier à cause des « inquiétudes » générées par les effets des canicules et sécheresses sur la production européenne et le phénomène El Niño sur la production asiatique, a relevé la FAO. L’indice reste toutefois inférieur de 8% comparé à l’année dernière.

Les dérèglements climatiques ont aussi eu un impact sur les céréales, au premier rang desquelles le blé dont les prix ont bondi (+ 5,8 % en juillet et + 9,9 % sur un an). Le cours du blé fait également l’objet d’« inquiétudes accrues concernant la poursuite des perturbations des flux d’exportation en mer Noire », a souligné la FAO.

La production de maïs (prix à + 3,6 %), déjà perturbée par les prix de l’énergie, a aussi souffert de la chaleur. Les prix du riz sont restés globalement stables.

L’indice des huiles végétales atteint lui « son plus haut niveau depuis juin 2022 ». Les prix de l’huile de palme sont « principalement soutenus par la fermeté de la demande du secteur du biodiesel en Indonésie et par la hausse des prix du pétrole brut ». Les prix de l’huile de soja ont également augmenté, tandis que celles de tournesol et de colza ont vu leurs prix baisser, selon la FAO.

De son côté, l’indice des prix de la viande a reculé de 2,8 %, premier reflux mensuel de l’année.

Les prix de la volaille ont également diminué, « en grande partie en raison de la baisse des cotations au Brésil dans un contexte d’abondance de l’offre à l’exportation », de même que ceux de la viande porcine et de la viande bovine. Seule la viande ovine s’est renchérie en juillet, atteignant même un nouveau record.

L’indice des prix des produits laitiers a légèrement reculé (- 0,7 %), grâce à diminution du prix du beurre et des poudres de lait, qui a compensé la hausse des prix du fromage.