« Forte hausse » des prix des légumes sur un an, selon Familles Rurales
AFP le 23/07/2026 à 06:15
Courgettes, tomates grappes... le prix des légumes a connu une « forte hausse » sur un an, en partie en raison des « aléas climatiques », a déploré jeudi l'association de défense des consommateurs Familles rurales, qui dénonce une tendance inflationniste plus ancienne.
Comme chaque année, l’association a réalisé 118 relevés de prix en grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés, discounters et magasins spécialisés bio) du 8 au 21 juin 2026, sur 40 départements, pour un panier de neuf fruits et de dix légumes.
Côté légumes, la hausse est « nette » entre juin 2025 et juin 2026, aussi bien en bio (+ 7 %, à 5,47 euros le kilo) que pour les produits non bio, dits conventionnels (+ 10 % à 3,27 euros).
« Les épisodes successifs de fortes pluies, de fraîcheur puis de chaleur ont perturbé les productions » tandis que les « principaux pays fournisseurs de la France, notamment l’Espagne et le Portugal, ont eux aussi connu » une météo défavorable, analyse l’association.
Les courgettes ont par exemple coûté 32 % de plus en conventionnel (2 euros le kilo), et 28 % de plus en bio (4,04 euros), tandis que les tomates grappes ont enregistré une hausse de 31 % en conventionnel (2,91 euros) et de 11 % en bio (5,99 euros).
Les haricots verts ont également grimpé de 24 % en conventionnel et de 19 % en bio.
Stabilisation des prix des fruits
Au rayon fruits, en revanche, l’association relève une stabilisation du prix moyen (- 0,2 %) pour les produits conventionnels, à 4,33 euros le kilo, et un recul (- 10 %) pour le bio (6,96 euros le kilo), toutefois toujours « hors de portée de nombreux budgets ».
En conventionnel, malgré des « hausses notables » pour le citron jaune (+ 14 %) et la pastèque (+ 10 %), les prix des pêches et abricots n’ont pas ou peu bougé, quand ceux des cerises (- 6 %) et des melons (- 9 %) ont baissé.
Malgré « d’importantes fluctuations météorologiques » en mai, les « fruits à noyau ont bénéficié d’une production importante », ce qui a « contribué à contenir certains prix », au côté de promotions en magasin, note Familles rurales.
Pour autant, « les difficultés d’accès aux fruits et légumes ne relèvent plus de fluctuations ponctuelles, mais d’une tendance durable », leur prix ayant augmenté « beaucoup plus vite » en dix ans que l’inflation générale, fait-elle valoir, données de l’Insee à l’appui.
Elle appelle les parlementaires à soutenir une proposition de loi du député écologiste Boris Tavernier censée garantir l’accès à un panier de produits sains vendus à prix coûtants.