Une moisson 2026 particulièrement hétérogène pour Vivescia
TNC le 08/07/2026 à 09:30
Au tour du groupe coopératif agricole Vivescia, implanté dans le Grand Est, de livrer un premier bilan de la récolte 2026. Si plusieurs cultures affichent des résultats globalement satisfaisants, la campagne se distingue surtout par une très forte variabilité entre les secteurs et les parcelles.
On le dit souvent, mais la moisson 2026 se caractérise par « une forte hétérogénéité, rendant l’estimation des rendements particulièrement délicate », confie Flora Rousselle, cheffe marché au service commerce des grains de Vivescia.
Orge : retrait des rendements de 5 %
« En orge d’hiver, la récolte est désormais terminée : le calibrage moyen s’établit à 86 %, avec toutefois des écarts importants allant de 46 à 95 %. Le taux de protéines s’établit à 11,3 % de moyenne, un peu plus d’un tiers des volumes dépassant les standards recherchés par le marché brassicole. Les rendements sont, quant à eux, estimés en retrait d’environ 5 % par rapport aux moyennes olympiques régionales », indique la spécialiste.
Concernant les colzas, « la moisson est également bien engagée, avec près de 70 % des surfaces battues au 2 juillet. Les rendements apparaissent globalement moyens à satisfaisants, autour de 35 q/ha à l’échelle de la coopérative. Cette moyenne masque cependant d’importantes disparités, les résultats varient de 20 à 50 q/ha selon les secteurs et les parcelles. » Certains territoires ont en outre subi des aléas climatiques, notamment un épisode orageux très localisé dans le Barois, ayant fortement impacté les colzas.
La collecte des orges de printemps semées à l’automne est pratiquement achevée, avec « des rendements satisfaisants, compris entre 70 et 100 q/ha, pour moyenne évaluée à 85 q/ha. Elle se singularise aussi par un taux de calibrage élevé autour de 95 % et un taux de protéines proche de 10 %, dans les normes du marché ».
La récolte des pois d’hiver touche également à sa fin, avec des rendements jugés « satisfaisants, compris entre 40 et 45 q/ha. Les performances apparaissent néanmoins plus contrastées dans les terres filtrantes et séchantes, où les résultats sont plutôt contenus autour des 30 q/ha ». Pour les pois de printemps, les premiers chantiers débutent. Il est trop tôt pour établir une tendance fiable, même si les premiers retours laissent entrevoir « un potentiel plus modéré ».
Blé : de fortes disparités selon les territoires
Selon Flora Rousselle, « la récolte de blé confirme également l’hétérogénéité observée au long de la campagne ». Dans le nord du secteur de la coopérative, les Ardennes et l’Aisne, il y a encore peu de résultats. Du côté du centre, hors secteur du Tardenois, « les premières remontées font état de résultats satisfaisants, généralement compris entre 80 et 95 q/ha. Concernant la qualité, le poids spécifique est compris entre 78 et 80 kg/hl. En revanche, le taux de protéines apparaît légèrement en retrait des attentes avec une moyenne de 11,3 % ».
Seuls au monde . #moisson2026@Vivescia#kingkongpic.twitter.com/XKxO7yzEpg
— Mathilde Jonet🐕🦄🐓 (@MathildeJonet) July 7, 2026
« Le secteur Saint-Memin/Châtres dans l’Aube affiche des potentiels prometteurs avec des rendements allant de 80 à 105 q/ha. La situation est plus contrastée sur la Côte des Bars ainsi que sur la région Othe et Chaourçois. En effet, les terres plus légères, filtrantes, n’y ont pas pleinement exprimé leur potentiel, les rendements moyens devraient s’établir entre 60 et 65 q/ha, avec des écarts importants allant de 45 à 70 q/ha. La Côte des Bars se distingue néanmoins par une qualité satisfaisante, notamment un taux de protéines moyen proche de 12,5 %. »
Pour la Seine-et-Marne et le Nogentais, ainsi que le territoire des Lacs et Briennois dans l’Aube, « la récolte est bien avancée avec des rendements qui se situent entre 70 et 95 q/ha. Dans l’ensemble, la qualité est conforme à la moyenne de la coopérative, avec des PS compris entre 78 et 80 kg/hl, et des taux de protéines oscillant de 11 à 11,2 % ».