Canicule dans les élevages : une situtation sanitaire « sous contrôle », selon le gouvernement
AFP le 08/07/2026 à 10:00
La situation sanitaire est restée « sous contrôle » pendant la canicule face à une « surmortalité notable » dans les élevages, mais la France doit se préparer en cas de besoin d'équarissage plus important à l'avenir, a dit mardi la ministre de l'agriculture Annie Genevard.
Lors de cette canicule, « 9 127 tonnes d’animaux morts », surtout des volailles, « ont été pris en charge par l’État, concentrés pour l’essentiel dans le Grand Ouest, la Bretagne représentant plus des deux tiers des volumes », a-t-elle dit au Sénat lors d’un point sur la gestion gouvernementale de l’épisode. Selon elle, « la situation est demeurée sous contrôle. Il n’y a eu aucune rupture durable de la chaîne d’équarrissage et aucun risque sanitaire majeur identifié ».
Un sénateur l’a interrogée sur un rapport du Conseil général de l’alimentation (CGAAER) qui en 2023 attirait l’attention pour l’équarrissage sur « un risque d’embolie d’un secteur » géré par le privé, très concentré et dont les capacités se sont réduites.
Dans le cas de cette canicule, « certains animaux ne pouvaient pas être équarris », notamment des volailles qui se liquéfiaient, a-t-elle expliqué. « Donc ce n’est pas seulement la question de la disponibilité de la ressource en équarrissage, même si je partage l’analyse qui a été faite par Monsieur le sénateur sur la concentration des outils d’équarrissage ».
Revoir les besoins en équarissage
« On a trouvé des solutions avec un protocole soigneusement établi : collecte et traitement en usines d’équarrissage, ou collecte et enfouissement en unités dédiées, collecte et traitement en centres d’incinération, ou enfouissement à la ferme évidemment en prenant toutes les précautions. Et là où je vous rejoins, je pense qu’il faut se mettre dans l’hypothèse où les besoins en équarrissage, en élimination, soient plus importants », a-t-elle ajouté.
Pour elle, « face à cette crise, l’État a été au rendez-vous du premier jour au dernier hectare. (…) La priorité est désormais de finaliser l’évaluation des pertes, de suivre les conséquences économiques sur les exploitations, de poursuivre le suivi sanitaire et de tirer les enseignements de cet épisode ».
Le ministère a déjà annoncé notamment la mise à disposition de prêts de trésorerie pour que les éleveurs adaptent leurs bâtiments (brumisation, ventilation). Selon la ministre, la perte de potentiel de production de volailles est à ce stade « limitée à environ 1 % de la production annuelle nationale ».