Engrais : malgré les annonces de l’UE, les céréaliers français restent dans l’attente
TNC le 29/06/2026 à 16:54
La Commission européenne a mis en place un plan de soutien de 540 M€ pour faciliter l’achat d’engrais, dans un contexte de flambée des cours liée à la guerre au Moyen-Orient. Néanmoins, la déclinaison française de ces aides tarde à venir, déplorent les céréaliers de l’AGPB.
Après trois années dans le rouge, une mauvaise moisson se profile à nouveau pour les producteurs de grandes cultures qui redoutent les conséquences de la canicule. Dans ce contexte, il est indispensable de garantir les prochains semis, rappelle l’AGPB. Or pour beaucoup, les trésoreries déjà exsangues ne permettent pas d’acheter les engrais nécessaires aux prochains assolements, compte tenu de la flambée des prix induite par la fermeture du détroit d’Ormuz.
« Notre demande est claire : la mise œuvre immédiate du déploiement des aides européennes par des conditions simples et accessibles à tous les producteurs », rappellent ainsi les céréaliers.
Des aides à décliner et compléter
La Commission européenne a annoncé le 10 juin un plan d’aide de 540 M€, « une enveloppe conséquente mais néanmoins largement insuffisante une fois répartie entre les États concernés qui avaient alors la possibilité de compléter cette aide par des fonds nationaux », estime l’AGPB.
Les agriculteurs restent aujourd’hui en attente de la déclinaison française de l’aide européenne, poursuit le syndicat qui espère également « un complément budgétaire à la hauteur des besoins réels ».