Canicule : « risques de pénurie » de melons dans un mois


AFP le 25/06/2026 à 12:58

La canicule fait peser de « vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines » sur le melon, a estimé jeudi le patron du groupement MIntermarché, Thierry Cotillard, anticipant une « flambée » des prix sur les produits agricoles comme cette cucurbitacée, très prisée pendant les fortes chaleurs.

Interrogé sur BFMTV/RMC quant au fait de savoir si la canicule aurait des conséquences sur les prix des produits agricoles (fruits et légumes, viande, etc.), Thierry Cotillard a répondu « oui, malheureusement ».

« Ce qui est en train de se passer, c’est qu’on a des productions qui sont en train de baisser », a expliqué le patron du troisième distributeur alimentaire en France, donnant l’exemple d’une laiterie de son groupement où une vache « produit 20 % de lait en moins ».

« Les conditions d’élevage sont très difficiles, il y aura de la mortalité aussi, mais surtout pour la production maraîchère, il y aura des productions qui ne vont pas sortir de champs parce qu’on va manquer d’eau », a-t-il prévenu. « Donc le melon qui aujourd’hui n’est pas en pénurie, je vous le dis, il y a des vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines parce qu’on n’en aura plus et à ce moment-là les prix vont flamber », a-t-il assuré.

« L’attente des Français sera toujours là pour avoir du melon mais l’offre sera moindre donc on ne va pas être à 2,60 ou 2,80 (euros) le melon, on risque d’être beaucoup plus cher », a-t-il expliqué.

En pleine « explosion des ventes » de produits estivaux, celles du melon ont augmenté de 50 % ces derniers jours, selon Thierry Cotillard. « Sur les eaux on est à 80 % de progression, les glaces on est à 50 % », a-t-il ajouté.

Quant aux ventilateurs et climatiseurs, il constate des « records de vente » chez Bricorama, Bricomarché et Brico Cash, avec « 100 000 ventes sur la seule semaine dernière », climatiseurs en tête. « C’est fois 5 par rapport aux habitudes annuelles », a-t-il ajouté. « Et la réalité, je ne vais pas vous mentir, c’est qu’on est en rupture », a reconnu Thierry Cotillard, évoquant des magasins « en attente d’approvisionnement ». « On a été surpris parce que c’est venu violemment (…) c’est des produits qu’on ne fabrique pas en 15 jours (…) donc on est en train de trouver des nouveaux fournisseurs ». De quoi répondre à la demande dans les jours qui viennent ? « Oui, c’est en train d’arriver, les ruptures, ça dure 24-48 heures ».