9,31 € de marge sur coût alimentaire par vache et par jour pour les élevages Eilyps
TNC le 02/06/2026 à 11:44
Si 2025 a été une bonne année pour les éleveurs laitiers, elle l’est encore plus pour les éleveurs effectuant un suivi GTE (gestion technique économique), estime l’entreprise de conseil en élevage Eilyps à l’occasion de son assemblée générale.
Eilyps a dressé un bilan technico-économique des quelque 1 773 exploitations suivies par la structure à l’occasion de son assemblée générale. Et les fermes Eilyps se portent bien. Elles affichent en moyenne une marge sur coût alimentaire de 9,31 € par vache et par jour. Le quart des meilleures marges sur coût alimentaire dépasse même les 11,89 €.
« L’atelier lait a bénéficié d’excellents résultats économiques. La production laitière a été favorisée par la bonne qualité des fourrages, et une conjoncture de prix favorable », commente Maud Huraylt, chargée d’étude technico-économique chez Eilyps.
Avec un prix moyen payé aux producteurs Eilyps à 499 €/1 000 l en 2025, les éleveurs ont profité d’une année favorable. Mais il ne faut pas négliger pour autant la hausse du coût de production. En 2021, la somme des charges opérationnelles et des charges de structures représentait 7,35 € par vache et par jour. Elles représentaient 9,98 € en 2025.
Le prix d’équilibre, pour les exploitations spécialisées lait en agriculture conventionnelle, augmente naturellement. Il a augmenté de « 84 €/1 000 l en 5 ans », détaille le rapport. De 373 €/1 000 l en 2021, il se situe à 457 €/1 000 l en 2025, avec une rémunération de la main-d’œuvre exploitante standardisée à 25 000 € par associé.

Les volumes livrés sont également à la hausse. « Le développement de l’automatisation de la traite explique aussi en partie la hausse de production moyenne. Enfin, la hausse des prix des carcasses de vaches de réforme a également permis de meilleurs revenus », détaille Maud Huraylt.
Une baisse de production attendue en 2026 après le passage de la FCO
La principale ombre au tableau reste la FCO. La plupart des éleveurs suivis par Eilyps sont dans le Grand Ouest, et le passage de l’épizootie à l’été 2025 a de lourdes conséquences, « qui se feront sentir en 2026 ». Une augmentation de la mortalité de l’ordre de 43 % a été observée durant l’été 2025. À cela s’ajoutent des anomalies autour de la fertilité, qui pénalisent les éleveurs à long terme. « La baisse du nombre d’inséminations fécondantes en juillet 2025 annonce un creux de vêlages sur avril 2026, qui se rattrapera sur l’été. Mais les conséquences seront une augmentation du mois moyen de lactation et un allongement de l’IVV. »
Une baisse des volumes livrés par les éleveurs Eilyps devrait donc se constater en ce moment, avec un creux de production attendu sur les mois de juin et juillet 2026.
