La sécheresse de surface recule et l’état des nappes reste satisfaisant
TNC le 14/05/2026 à 11:00
Alors que le mois d’avril s’était révélé particulièrement sec, les pluies tombées depuis 10 jours rassurent et limitent la sécheresse de surface. Pour les nappes phréatiques, la situation est globalement satisfaisante.
Dans son état des lieux des nappes phréatiques en date du 12 mai, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) note que 66 % des niveaux des nappes sont autour ou au-dessus des normales mensuelles, une situation jugée satisfaisante. La phase de vidange est malgré tout enclenchée depuis le mois de mars, et les niveaux sont donc en baisse sur la quasi-totalité du territoire en avril (79 % en baisse, 11 % stables et 10 % en hausse), d’autant que ce mois a été marqué par un déficit important de précipitations et une très grande douceur.
Le BRGM se veut rassurant pour le prochain trimestre : « Le bilan provisoire de la recharge hivernale 2025-2026 permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives du Sud-Ouest et Sud » même si « des incertitudes existent concernant la répartition et l’efficacité des pluies du mois de mai, avec les besoins de la végétation et l’augmentation progressive de la demande en eau. »
Si l’hiver 2025-2026, très pluvieux, avait permis une recharge très satisfaisante des nappes phréatiques, les inquiétudes portaient plutôt fin avril sur la sécheresse de surface, très marquée dans de nombreuses régions.
💧 Après un mois d’avril exceptionnellement sec, les pluies répétées de ce début mai ont quasiment éradiqué la #sécheresse de surface en France en seulement 10 jours ! Les sols se sont fortement réhumidifiés, une bonne nouvelle avant l’été. 🌧️🌱 #sécheresse#météo#pluiepic.twitter.com/nzx98garib
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) May 12, 2026
Sur ce point, les pluies tombées depuis le début du mois de mai « ont quasiment éradiqué la sécheresse de surface en France en seulement 10 jours », se réjouit Régis Crépet, météorologue de la Chaîne météo. Certaines régions comme les Pays de la Loire, le Bassin parisien ou le Val de Loire ont même reçu l’équivalent d’un mois de pluie en 10 jours. Régis Crépet pointe malgré tout une exception : l’extrême nord et le Calaisis, qui n’ont pas reçu de pluies durables.
Les précipitations attendues encore ces prochains jours devraient permettre de poursuivre cette humidification des sols, avant le retour d’un temps plus sec d’ici la fin mai.