Le mois d’avril 2026 parmi les plus chauds et secs depuis 1946
TNC le 06/05/2026 à 15:58
L’omniprésence de conditions anticycloniques au cours de ce mois d’avril s’est traduite par un temps très printanier, chaud pour la saison, sec et ensoleillé. MeteoNews revient dans le détail sur ce mois de printemps hors norme.
Très grande douceur
Les températures ont été quasiment continuellement au-dessus des normales de saison au cours de ce mois d’avril 2026 en dehors des deux ou trois premiers jours puis des 12 et 13. Il a même fait particulièrement chaud pour la saison du 7 au 9, tandis qu’une douceur plus modérée mais durable s’installait en troisième décade.
La température la plus élevée à l’échelon national s’est produite à Soorts-Hossegor (Landes) le 6 avec 32,6 degrés. À l’opposé, la nuit la plus froide du mois en France a été de – 6,8 degrés en plaine à Mourmelon-le-Grand, dans la Marne, le 2.

Au final, ce mois d’avril 2026 termine avec une moyenne mensuelle nationale de 13,85 degrés, soit 2,4 degrés au-dessus de la normale 1991-2020. Il s’agit du deuxième mois d’avril le plus chaud depuis 1946, juste derrière 2007 (14,3 degrés) et un chouia devant 2011 (13,8 degrés).
Sécheresse de surface
Les hautes pressions ont largement dominé tout au long de ce mois d’avril 2026, ne laissant qu’une petite place aux perturbations et aux orages, malgré quelques cumuls corrects sur un axe sud-ouest/Jura ainsi qu’en Corse. Ailleurs, les précipitations sont restées particulièrement faibles pour ce mois.
À Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes) et Saint-Corneille (Sarthe), il n’a pas plu ou presque, seulement 0,4 mm. C’est à Campile (Haute-Corse) que le plus gros cumul de précipitations mensuel a été mesuré avec 178,7 mm. La moyenne nationale mensuelle du cumul atteint 20 mm seulement pour une normale de 61 mm, soit moins du tiers de cette normale.
Depuis 1946,un seul mois d’avril a été aussi sec (1984) et deux plus secs : 2011 et surtout le record d’avril 1955 et ses 7 mm seulement. Une sécheresse de surface assez sévère s’est installée étant donné le manque de précipitations. Les nappes profondes restent en revanche à des niveaux élevés suite à un hiver extrêmement pluvieux. Les pluies reviennent ce début mai, améliorant sensiblement la situation en surface.
Fort ensoleillement
Autre conséquence des conditions anticycloniques très présentes : un fort ensoleillement sur la plupart des régions. Hormis les 4-5 premiers jours et du 10 au 14, le soleil a souvent brillé généreusement sur le pays. C’est à Pau que l’astre du jour a le moins brillé dans le mois avec 192 heures de présence. Comme souvent, Ajaccio arrive en tête de classement avec 321 heures d’ensoleillement. Au final, l’ensoleillement national mensuel affiche 254 heures pour une normale de 187 heures soit un excédent remarquable de + 36 %.
Depuis 1946, quatre mois d’avril ont été encore plus ensoleillés que cette année : 1955, 2007, 2011 et surtout 1997 record avec 273 heures.
Un mois d’avril très (trop ?) printanier, très doux à chaud, très sec et fortement ensoleillé qui aura contribué à l’installation précoce d’une sécheresse de surface importante (en train de s’enrayer ce mois de mai beaucoup plus humide).