La pousse de l’herbe ralentit en avril à cause du manque d’eau


TNC le 01/05/2026 à 07:45
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(© Thierry Ryo/Adobe stock)

Si le démarrage de la production d’herbe a été précoce et supérieur à la normale en mars, le mois d’avril, marqué par un temps sec, pénalise la pousse dans de nombreuses régions. Les précipitations prévues dans les prochains jours pourraient améliorer la situation.

La pousse de l’herbe a bien démarré pour la campagne 2026, note Agreste dans son Infos rapides Prairies d’avril 2026. « La production cumulée des prairies permanentes est supérieure de 53 % à celle observée à cette date durant la période de référence 1989-2018. Grâce aux fréquents passages pluvieux du début de printemps et aux températures supérieures à la normale, la pousse de l’herbe a près de 15 jours d’avance par rapport à une année normale. Toutes les régions bénéficient de ce bon démarrage », note l’organisme de statistiques, qui a arrêté ses chiffres au 20 avril 2026.

L’institut de l’élevage note également que la grande douceur du mois de mars a permis un bon démarrage de la végétation mais souligne un coup d’arrêt de la pousse fin mars en lien avec les gelées matinales. Si elle a repris en avril, le manque d’eau commence à se faire sentir.

Un mois d’avril très sec

En effet le mois d’avril a été marqué par un déficit de précipitations sur une grande partie de la France. La Chaîne météo note un déficit de précipitations proche de 70 % au niveau national sur le mois.

« Seule une diagonale s’étirant des Pyrénées à la Franche-Comté a pu bénéficier d’une pluviométrie un peu plus favorable en raison d’un front pluvieux qui a stagné pendant plusieurs heures sur ces régions en début de mois », note Cyrille Duchesne, météorologue à la Chaîne météo.

Ce manque d’eau couplé à des températures douces et à un vent d’est asséchant, a favorisé un assèchement des sols en surface. Une situation qui inquiète particulièrement les éleveurs. 84 % des lecteurs de Web-agri sont préoccupés par cette situation et 30 % sont même très inquiets, selon un sondage en ligne sur Web-agri entre le 28 et le 30 avril 2026, auxquels 339 personnes ont répondu.

L’arrivée d’orages sur la France en cette fin de semaine pourrait permettre d’humidifier les sols. Mais ces précipitations auront un caractère « souvent irrégulier et hétérogène qui limitera leur efficacité à grande échelle », précise Cyrille Duchesne. « Certaines zones recevront 15 à 30 mm, tandis que d’autres passeront à côté des averses. »

Les pluies devraient se poursuivre lors de la première décade de mai. La Chaîne météo publie les quantités attendues :