Les ventes annuelles de Rémy Cointreau reculent de 5 %
AFP le 30/04/2026 à 10:11
Les ventes de Rémy Cointreau ont reculé de 5 % à 935,3 millions d'euros sur son exercice décalé 2025-2026, pénalisées par les taux de change (dollar et yuan), mais le groupe de spiritueux se réjouit jeudi d'une légère reprise ( +0,2 %) sans ces effets.
Après deux années difficiles, la maison mère du cognac Rémy Martin et de la liqueur Cointreau met en avant une « amélioration » dans la région Amériques (7,2 % hors effet de change et de périmètre) après des baisses de volume conséquentes l’année précédente. Au dernier trimestre (janvier-mars 2026), Rémy Cointreau évoque une « baisse mesurée des ventes Amériques ».
La situation reste « complexe » en Chine, malgré un bon dernier trimestre pour le cognac dans la région Asie-Pacifique. Le dernier trimestre de l’exercice 2025-2026 (janvier-mars) a observé une « très forte croissance des ventes » dans la région Asie-Pacifique, soutenue par la Chine », avec une « bonne résilience » lors du Nouvel An Chinois. Sur l’année, la région a observé une baisse de 4,3 % hors effet de change et de périmètre, est-il précisé dans un communiqué.
En Chine, le cognac Rémy Martin et une trentaine de producteurs européens ont échappé à des droits de douane drastiques dans le cadre d’une enquête antidumping de Pékin, grâce à un accord début juillet en échange de hausses de prix. Le cognac représente plus de 60 % des ventes de Rémy Cointreau et la Chine et les États-Unis sont deux de ses plus gros marchés.
« Forte pression concurrentielle et consommation atone »
Dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, le groupe a affiché une baisse de 3,1 % de son chiffre d’affaires annuel hors effet de changes et de périmètre, affecté par le cognac « en proie à une forte pression concurrentielle dans un contexte de consommation relativement atone ».
La baisse du chiffre d’affaires annuel est moins marquée que les deux précédents exercices (- 17,5 % et – 23 %), très affectés par les tensions géopolitiques et commerciales, mais aussi par les questions de pouvoir d’achat et les changements de préférences de consommation, défavorables au secteur des vins et spiritueux.
Face à ces difficultés, le groupe a annoncé en novembre un plan de réorganisation, notamment de sa direction, pour reconquérir ses marchés et présentera ses premières avancées le 4 juin lors de ses résultats annuels, près d’un an après l’arrivée de son nouveau directeur général, Franck Marilly.
Pour l’année 2025-2026, le groupe aux 14 marques (Louis XIII, Metaxa, Mount Gay, The Botanist…) envisage une baisse de plus de 10 points de son résultat opérationnel courant, indicateur scruté par les analystes, avec un impact défavorable des taux de change entre 25 et 30 millions d’euros, des prévisions déjà publiées précédemment.