Noémie, jeune éleveuse : « Difficile de mettre en mots cette passion »


TNC le 08/03/2026 à 05:16
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(© © TNC)

« Nous sommes les seuls en effet à savoir quelle sensation ça fait d’élever des animaux », témoigne Noémie Bois, installée depuis février 2024 en bovins lait.

« J’ai ça dans le sang, mais mettre des mots sur une telle passion n’est pas facile. » Pour Noémie Bois, installée en vaches laitières depuis deux ans, les éleveurs et les éleveuses sont « les seuls à connaître cette sensation qu’on ressent quand on élève et est au contact des animaux tous les jours ». Cette passion lui donne envie d’aller les voir dès qu’elle arrive le matin, parfois juste pour leur faire « un p’tit coucou ».

À 31 ans, cette maman de 3 enfants a rejoint l’exploitation de son mari et de ses beaux-parents, à Notre-Dame-du-Hamel dans l’Eure. L’objectif du Gaec : le bien-être des animaux comme des éleveurs. Ils ont, par exemple, équipé la stabulation de logettes avec matelas. « Une vache qui va bien, c’est plus de lait et moins de soucis pour le producteur ! », lance-t-elle.

« Nourrir 1 700 personnes/an : on sait pourquoi se lever »

La ferme est en traite robotisée. « Cela ne remplace par l’œil de l’éleveur mais permet de savoir beaucoup de choses : le poids de chaque vache, leur production quotidienne, leur consommation de concentré, le temps de rumination, la température du lait, etc. » La jeune femme se réjouit de la « bonne dynamique laitière aux alentours avec pas mal de structures qui se sont modernisées et d’installation en bovins laitiers ». Elle croit en l’avenir de cette production dans la région.

Une vache qui va bien, c’est plus de lait
et moins de soucis pour l’éleveur !

« Notre atelier nourrit 1 700 personnes à l’année, ce qui est quand même impactant, met-elle en avant. On sait pourquoi on se lève le matin. » Alors, elle est fière de son métier d’éleveuse et contente de l’exercer, qui plus est en famille et dans un système qui lui plaît. « Élever des enfants dans ce contexte et cet environnement est agréable et satisfaisant », souligne Noémie. La jeune éleveuse espère laisser un bel outil à la génération suivante, qui les « rendra aussi heureux » qu’elle dans cette profession.