Un recul des gaz à effet de serre agricoles de 1,2 % en 2025
TNC le 09/04/2026 à 14:00
Le Citepa, chargé par le ministère de la transition écologique de la réalisation des bilans annuels d’émissions de gaz à effet de serre, a publié les résultats de son baromètre pour 2025.
En 2025, les émissions de gaz à effet de serre, tous secteurs confondus, ont poursuivi leur baisse, bien que celle-ci se soit ralentie. C’est ce qui ressort du baromètre du Citepa consacré aux émissions mensuelles de gaz à effet de serre. Après une baisse de 1,8 % en 2024 et de 6,8 % en 2023, elle atteint pour 2025 – 1,5 %.
« Cette réduction reste inférieure au rythme nécessaire, qui est de – 5 % par an d’ici 2030, pour respecter nos engagements climatiques », a réagi le ministère de la transition écologique pour qui « il est urgent d’accélérer ce rythme des baisses des émissions. »
L’élevage porte le recul des GES dans le secteur agricole
Le baromètre du Citepa dresse également un bilan par secteur d’activité. Pour l’agriculture, les émissions sont en recul de 1,2 % sur l’année 2025 soit 1 de Mt. Elles s’établissent à 75 Mt CO2e (contre 76 Mt CO2e en 2024). C’est l’élevage qui porte cette baisse.
En effet, la décapitalisation du cheptel s’est poursuivie en 2025 par rapport à 2024, avec un recul en vaches allaitantes ( – 2,8 %) ou en vaches laitières (- 2,9 %).
« Le sous-secteur de l’élevage voit ses émissions diminuer de 1,09 Mt CO2e, soit de 2,4 %, du fait de la réduction du cheptel bovin », note le Citepa. « Les émissions de CH4 (méthane) du sous-secteur de l’élevage en 2025 s’inscriraient en baisse par rapport à 2024 (- 2,5 %), suivant la réduction des effectifs bovins. Les émissions du N2O (protoxyde d’azote) de l’élevage suivraient une tendance similaire (- 2,2 %). »
En revanche, « le sous-secteur des cultures voit ses émissions augmenter de 0,25 Mt CO2e, soit de 1,2 %, du fait d’un apport d’engrais minéraux azotés en hausse en moyenne sur les deux dernières campagnes », explique le Citepa. Cette hausse entraîne une croissance des émissions de protoxyde d’azote (+ 1,5 %).
L’évolution des GES agricoles reste « globalement en ligne avec la trajectoire de la Stratégie Nationale Bas Carbone 3 », conclut le Citepa, qui est fixé à 67 Mt CO2e en 2030.