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Ouverture des négociations commerciales

Un consensus quasi général sur l’importance de la situation


TNC le 24/03/2022 à 16:10
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Les négociations commerciales ont été rouvertes pour tenir compte des conséquences de la guerre en Ukraine. (©Pixabay)

Pour suivre de près les impacts de la guerre en Ukraine sur la filière alimentaire, le gouvernement a mis en place un comité de suivi des négociations commerciales. Le deuxième s’est tenu ce jeudi, donnant l’impression « d’une vraie prise de conscience générale sur la gravité de la situation », estime le ministère de l’agriculture.

La guerre en Ukraine a des conséquences sur les approvisionnements et le prix des matières premières agricoles et industrielles. Pour mieux anticiper ces impacts, le gouvernement a remis en place la semaine dernière un comité de suivi des négociations commerciales, avec les représentants des différents maillons de la chaîne alimentaire.

Le deuxième s’est tenu ce jeudi matin, avec « une vraie prise de conscience de la gravité de la situation et de l’importance d’avoir, pour la survie de certaines exploitations agricoles et industries,  un bougé collectif afin de tenir compte de la situation», a commenté le cabinet du ministère de l’agriculture à l’issue de la réunion. « Les négociations sont enclenchées, on voit qu’il y a un mouvement et une écoute de la part des distributeurs », même si la vigilance reste de mise, précise le ministère.

Davantage de flexibilité en raison du contexte

La réunion a permis de revenir sur le projet de charte évoqué lors du premier comité, charte qui doit permettre la réouverture des discussions, en raison du contexte inhabituel, même si les clauses du contrat ne le permettent pas systématiquement, par exemple sur les tarifs et la périodicité des indexations. La possibilité de ne pas appliquer les pénalités logistiques lorsque les difficultés sont liées au conflit en Ukraine a également été mise en avant. Si des divergences demeurent sur la charte, les ministères concernés ont bon espoir d’aboutir rapidement à un consensus.

Les industriels ont également demandé plus de souplesse sur l’étiquetage en raison de problèmes d’approvisionnement sur certaines matières premières, comme l’huile de tournesol, ce qui les oblige à revoir les recettes. Enfin, un point a également été fait sur les avancées obtenues à Bruxelles concernant les possibilités d’appui, permettant de mettre en place plus finement le plan de résilience, a indiqué le ministère.