Petits calibres en pommes de terre : le CNIPT veut plus de soutien des distributeurs


TNC le 14/10/2026 à 10:58
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Tenant compte des difficultés de la campagne 2026, le CNIPT a de son côté abaissé ses critères de calibre pour les pommes de terre "frites". (© Adobe Stock_Brent Hofacker)

Après une récolte 2026 historiquement mauvaise, l’interprofession de la pomme de terre demande à la grande distribution de « passer des engagements aux actes » et d’adapter ses pratiques, notamment en abaissant ses critères sur les calibres des pommes de terre « frites ».

Avec des surfaces cultivées en baisse de 10 % en France, un rendement moyen de 37,9 t/ha (soit 7,5 t/ha de moins que la moyenne des dix dernières années), la production française de pommes de terre s’annonce inférieure de 2 millions de tonnes à celle de l’année précédente.

Surtout, les conditions climatiques de l’été ont freiné le grossissement des tubercules, rappelle le CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre). Face à la situation, ce dernier a abaissé le calibre minimum des pommes de terre de conservation portant l’allégation « frites » de 50 mm à 45 mm. « Les exigences garantissant l’aptitude à la préparation de frites restent inchangées », précise le CNIPT.

Toutes les enseignes ne sont « pas au même niveau d’engagement »

Si la distribution s’est engagée de son côté à adapter ses pratiques pour soutenir la filière, « sur le terrain, les professionnels de l’interprofession constatent encore des pratiques et des exigences qui ne tiennent pas suffisamment compte de la réalité de la récolte 2026. Toutes les enseignes ne se montrent pas aujourd’hui au même niveau d’engagement », déplore le CNIPT.

L’interprofession demande une évolution concrète des relations commerciales, des cahiers des charges et des pratiques d’agréage, à l’image de l’adaptation du calibre des pommes de terre « frites ».

« Jouer collectif est indispensable pour assurer une juste valorisation de la récolte et préserver le partage de la valeur entre tous les maillons de la chaîne », rappelle le CNIPT, qui ajoute qu’à défaut de valorisation correcte sur le marché français, les professionnels pourront se tourner vers l’export.