Accord post-Brexit

Parmi les sujets de blocage, la pêche


AFP le 28/11/2020 à 10:50

Les discussions entre Britanniques et Européens sur la relation commerciale post-Brexit atteignent un moment critique, à environ un mois de la fin de la période de transition. Parmi les points de friction qui bloquent la conclusion d'un accord, et fait craindre un « no deal » en fin d'année, la pêche.

Les Européens avaient promis un accord rapide sur la pêche, afin d’apaiser leurs pêcheurs, qui craignent de ne plus avoir le même accès aux eaux britanniques, très poissonneuses.

Mais l’inflexibilité des deux côtés de la Manche n’a pas permis de concilier des positions de départ aux antipodes : le statu quo dans l’accès à ces eaux côté européen, un contrôle total pour Londres avec des quotas négociés chaque année.

L’activité ne représente qu’une part négligeable de l’économie des 27 et du Royaume-Uni puisque les Européens pêchent chaque année pour 635 millions d’euros dans les eaux britanniques et les Britanniques pour 110 millions d’euros dans l’UE.

Le sujet n’en reste pas moins explosif et très politique pour une poignée d’Etats membres (France, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Irlande).

Les Britanniques ont eux parfaitement compris l’avantage qu’ils pouvaient en retirer dans la négociation.

Les 27 conviennent désormais que la situation ne pourra pas rester identique et le négociateur de l’UE Michel Barnier pourrait formuler une proposition à Londres dans les prochains jours.

Mais toute perte européenne dans les eaux britanniques devra être compensée par une perte britannique dans les eaux européennes.