Nouvelle hausse des prix alimentaires en septembre, selon la FAO
AFP le 02/10/2026 à 16:35
Les prix alimentaires ont affiché une nouvelle hausse en septembre, en raison des perturbations du transport maritime, en mer Noire et dans le détroit d'Ormuz, et de la sécheresse cet été, avec un sucre au plus haut depuis le printemps 2025, selon le rapport mensuel de la FAO.
L’indice des prix alimentaires calculé par l’organisation de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a augmenté de 1,5 % en septembre sur un mois et de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Il reste toutefois bien en deçà de son plus haut, atteint en mars 2022.
« Nous constatons une tension de plus en plus générale et continue dans les prix des matières premières agricoles. Les perturbations dans le détroit d’Ormuz et en mer Noire, auxquelles s’ajoutent des chocs climatiques, tendent les prix de l’énergie, des transports et des produits agricoles de base », déclare Maximo Torero, le chef économiste de la FAO. « Si elles se poursuivent, ces tensions se transmettront aux prix des aliments, et notamment dans les pays dépendants des importations en énergie et produits alimentaires », ajoute-t-il.
L’indice des prix des céréales a augmenté de 5,1 % en septembre par rapport à août, soit une hausse de 17,2 % par rapport à septembre 2025. Le blé seul a vu ses prix augmenter de 6,3 % sur un mois (+ 17,2 % sur un an), en raison des frappes russes et ukrainiennes en mer Noire, lieu stratégique pour le passage des navires de ces deux pays transportant du blé pour l’exportation. Autre facteur : un temps trop sec dans plusieurs régions d’Amérique du Nord avant les semis.
Le prix du maïs a lui aussi progressé, de 5,6 % sur un mois.
L’indice du prix du sucre a affiché une hausse de 6,1 % sur un mois (+ 14,7 % sur un an), troisième hausse mensuelle consécutive, atteignant ainsi son plus haut depuis avril 2025. La récolte en Europe de betteraves sucrières devrait être en nette baisse en raison de la sécheresse, tandis que les prévisions de production de sucre en Thaïlande et de récolte de canne à sucre en Inde sont en repli à cause d’El Niño. Et des pluies violentes perturbent la récolte dans des régions clés du Brésil.
Exceptions dans ce mouvement à la hausse : l’indice des prix de la viande (- 1,1 % sur un mois, stable sur un an) et des produits laitiers (- 0,1 % sur un mois et – 19,1 % sur un an) est en repli.
Les prix du poulet reculent en raison d’abondantes exportations du Brésil et d’un repli de la demande en Europe, après la suspension des importations brésiliennes dans l’UE, qui réclame des garanties sur le respect de ses règles sanitaires.