« Mes charges de mécanisation ont pris 15 % à mon passage en bio »
TNC le 27/07/2026 à 05:00
Dans notre série « Matériel, charges, prix… Les agris parlent machinisme », retrouvons le témoignage de Jérémie Brout, 49 ans, installé depuis 2002 à Grossoeuvre (Eure) (120 ha en grandes cultures, lin…).
« J’ai deux Fendt, un 516 et un 720 tout deux équipés de GPS. Sur le 720, c’est un GPS embarqué. J’ai aussi un Claas Celtis 426. J’ai deux bennes, une de 14 t et une de 8 t, un canadien de 6 m, un déchaumeur à disques rapide de 6 m et un canadien Agram de 4 m. Côté semoir, j’ai un combiné avec rotative Kuhn, un Sulky et un avec trémie pneumatique.
Pour le travail du sol, j’ai également une bineuse Carré de 3 m avec écartement de 25 cm, une charrue avant 2 corps et une charrue Gregoire et Besson 5 corps, un vibroculteur 5 m, une herse lourde de 6 m et une herse étrille de 12 m de la marque Hatzenbichler et une houe. En récolte, j’ai une moissonneuse-batteuse New Holland TX62 à secoueurs. Le matériel de lin est en Cuma, à savoir la retourneuse, la souleveuse et le plateau, et aussi une herse étrille de 12 m et un rouleau fraca de la marque Bonnel.
« Ce qui n’est pas mis en intrants est mis en mécanique »
J’ai recours à deux ETA pour les semis et le binage de lin et de tournesol, pour le transport, le chargement et l’épandage d’effluents, avec un épandeur à table de marque Oxbo. J’y ai aussi recours pour faire du foin sur les parcelles éloignées de la ferme.
Les charges liées au matériel sont plutôt entre 65 et 68 %. Elles ont augmenté de 15 % par rapport au moment de mon installation à la suite du passage en bio car ce qui n’est pas mis en intrants est mis en mécanique. Il y a plus de passages, par exemple avec la herse.
« Je ne voulais plus utiliser la chimie »
Pour faire face à l’augmentation du coût des machines, nous avons allongé notre durée d’emprunt. Nous sommes passés de 5 ans à 7, 8 voire 9 ans pour retomber sur les mêmes montants de remboursement qu’auparavant.
Je suis passé en bio car c’est plus agronomique en termes de technique. Par conviction personnelle, je ne voulais plus utiliser la chimie. De plus, j’ai des parcelles en bassin de captage. Cela améliore aussi la traçabilité consommateur pour la vente directe. »