Life carbon farming : réduire de 15 % sur 5 ans son empreinte carbone


TNC le 11/02/2026 à 10:07
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700 élevages européens sont engagés dans le projet Life carbon farming. (© www.countrypixel.de/Adobestock)

Réduire de 15 % sur 5 ans son empreinte carbone, c’est l’objectif affiché par le projet Life carbon farming, piloté en France depuis 2021 par l’Institut de l’élevage et auquel près de 400 fermes bovines françaises participent.

Life carbon farming est un projet mené dans 6 pays européens (Belgique, Irlande, Allemagne, Italie, Espagne, France) et déployé sur 700 fermes de polyculture-élevage, dont environ 400 en France. Un système de rémunération des agriculteurs basé sur le résultat, c’est-à-dire les émissions de CO2 évitées, est mis en place.

Après un diagnostic Cap’2ER de niveau 2 réalisé la première année, un plan carbone est établi avec le choix des leviers d’atténuation puis le chiffrage des coûts et des gains carbone associés. À mi-parcours, en année 3, un nouveau diagnostic est réalisé avec un suivi des différents indicateurs. Enfin, un bilan final est dressé en année 6, puis les gains carbone réalisés sont calculés et les crédits carbone peuvent être vendus.

40 leviers d’actions ont été identifiés dans ce projet. « En Italie, ils travaillent beaucoup sur ceux liés aux bâtiment : l’enjeu est d’améliorer le logement des animaux pour éviter le stress thermique », précisait Elisabeth Castellan de l’Idele lors du dernier Space. « En France, on travaille davantage sur l’âge au vêlage en bovin lait et sur l’intervalle vêlage-vêlage en allaitant », poursuit-elle.

Sur 5 ans, l’objectif d’un élevage engagé est d’obtenir un gain de 900 t éq CO2. « Sur les projections en lien avec les différents plans réalisés par les éleveurs engagés, nous devrions être à une moyenne en France de 663 t eq CO2, c’est moins qu’ en Belgique (891 teq CO2) mais plus qu’en Allemagne (158 t eq CO2). À noter une très forte variabilité entre pays et à l’intérieur des pays. »

Cette forte variabilité se retrouve aussi dans les impacts économiques des plans d’actions : pour certains éleveurs, des investissements sont nécessaires, ce qui n’est pas le cas pour d’autres. « Pour la France, on arrive à une médiane de + 18 €/t de CO2 eq évitée, on a donc un gain mais attention, la variabilité est forte selon les fermes », conclut Élisabeth Castellan. Pour avoir le bilan de ce projet, il faudra patienter jusqu’en 2027, date de sa clôture.