Les prix quasi stables dans les rayons cette année, selon Intermarché


AFP le 02/03/2026 à 10:45

Les prix des produits de grande consommation seront quasi stables cette année chez Intermarché, mais certaines marques, notamment de chocolat, seront absentes de ses rayons, a dévoilé lundi à l'AFP Thierry Cotillard, patron du Groupement MIntermarché, au lendemain de la fin des négociations commerciales.

Entamées le 1er décembre et achevées dimanche à minuit, ces négociations annuelles sont « globalement positives pour le pouvoir d’achat », selon le patron d’Intermarché dans un entretien à l’AFP. « Les prix seront relativement stables dans nos rayons », avec une « inflation entre 0 et 1 % » selon les catégories.

Du côté des « baisses significatives » : « les pâtes, les céréales, les conserves de légumes, le sucre, la farine, des produits d’hygiène comme les shampoings ou même les lessives », liste Thierry Cotillard, dont le groupement négocie avec 5 000 fournisseurs.

Le café devrait également connaître une baisse pouvant aller jusqu’à 5 %, dans la lignée de celle des cours mondiaux du café. En revanche, les consommateurs verront les prix augmenter sur le bœuf et la volaille, indique M. Cotillard. Et des marques seront absentes des rayons.

« On s’est vraiment heurté à un mur cette année de la part de certaines grandes marques multinationales du cacao, qui ont continué à faire des demandes de hausse à deux chiffres », affirmé M. Cotillard, évoquant des hausses de 15 à 25 % mais sans citer les noms des deux industriels avec lesquels les accords n’ont pas été signés.

Mi-février, son homologue Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc avait ouvertement critiqué le chocolatier suisse Lindt.

Pour les clients d’Intermarché et de Netto, « ça veut donc dire qu’on ne va pas trouver leurs produits pendant un certain temps ». « On proposera aux consommateurs de découvrir des chocolats aussi bons, tout aussi excellents chez des fournisseurs qui sont de petite et de moyenne taille ».

« On peut se passer de certaines références jusqu’à mars de l’année prochaine », assure M. Cotillard.

Cette année, les négociations ont à nouveau été tendues, malgré la volonté d’apaisement affichée par les parties prenantes, signataires d’une charte de bonne conduite en amont et aidées par une inflation modérée.

Le lobby de la grande distribution (FCD) a ainsi boycotté une réunion dédiée à Bercy fin février après des propos de la ministre de l’agriculture Annie Genevard, qui dénonçait le « chantage mortifère » exercé sur les agro-industriels par certaines enseignes menaçant « de déréférencer certaines marques faute d’accord ».