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Le marché du blé stable, appel d’offres de l’Egypte


AFP le 10/12/2019 à 16:01

Les prix du blé étaient stables, mardi à la mi-journée, après le lancement d'un appel d'offres par l'Égypte pour février, sur lequel la France ne semblait pas en mesure de se positionner.

Les acteurs du marché s’attendent à une forte compétitivité de la part des blés russes, « malgré une nouvelle progression des cours la semaine passée dans le bassin de production de la mer Noire », selon une note du cabinet Agritel. « En termes de compétitivité, on n’est pas complètement dans les choux parce que le prix russe revient sur ses plus hauts niveaux de campagne, mais le blé français ne part pas clairement en pole-position sur cet appel d’offres, parce qu’il n’est pas assez compétitif », estimait Nathan Cordier, analyste d’Agritel, interrogé par l’AFP. Si les chances semblaient minces, donc, pour les marchandises françaises, de convaincre l’autorité publique d’achat égyptienne, « il y a quand même une marge de négociation et de prix qui est assez large », notait Nathan Cordier.

Bruxelles a publié lundi soir de nouveaux chiffres sur le suivi hebdomadaire des flux physiques de céréales au 8 décembre 2019. Selon ces données actualisées, les exportations de blé tendre de l’UE rebondissent à 806 439 tonnes (contre 366 771 tonnes la semaine précédente et 561 800 tonnes d’objectif hebdomadaire), pour un cumul de près de 12 millions de tonnes, contre 7,33 Mt au même stade l’année dernière. Dans le détail, la France atteint 3,64 Mt (+ 501 000 tonnes), et conforte son statut de leader des exportateurs européens devant la Roumanie, à 2,65 Mt (+ 66 800 tonnes).

Concernant d’éventuelles conséquences des mouvements sociaux en France sur les chargements, « c’est encore compliqué à mesurer », notait Nathan Cordier. Il évoquait toutefois, en plus des trains annulés par la SNCF faute de conducteurs, des mouvements de grève des dockers dans les ports de Rouen et de La Pallice : « pour l’instant, ça ne semble pas problématique, mais au vu du programme de chargement qu’on a en décembre, si cette situation venait à perdurer, ça pourrait commencer à être un problème », concluait Nathan Cordier.

Peu avant 14h30 (13h30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé reculait de 0,25 euro sur l’échéance de mars à 183 euros et était inchangée sur l’échéance de mai à 184 euros, pour près de 11.000 lots échangés. S’agissant de la tonne de maïs, elle était inchangée sur l’échéance de janvier à 165 euros et en recul de 0,50 euro sur l’échéance de mars à 167,75 euros, pour environ 650 lots échangés. Mardi soir, les opérateurs seront à l’affut d’éventuelles surprises dans le dernier rapport mensuel de l’année du ministère américain de l’agriculture.

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