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Résultats 2023

Le charcutier-traiteur Fleury Michon a redressé sa marge en 2023


AFP le 09/04/2024 à 18:05

L'industriel du jambon et du surimi Fleury Michon a amélioré sa marge en 2023 sans que celle-ci soit « confortable », a déclaré à l'AFP son directeur financier, qui ne fait pas de prévision pour 2024 dans un « marché très imprévisible ».

Le groupe français a publié mardi des « résultats en amélioration mais qui restent modestes », résume le responsable des finances, Philippe Teisseire, dans un entretien avec l’AFP.

Fleury Michon a quadruplé son bénéfice net en 2023, à 10,3 millions d’euros, après un maigre résultat en 2022, quand il a peiné à répercuter la flambée de ses coûts de production (viande de porc et de volaille, énergie…) dans ses tarifs.

Son chiffre d’affaires a augmenté de 5,2 %, à 836,2 millions d’euros. Sa marge nette s’affiche donc à 1,2 %, en nette amélioration mais toujours « pas confortable », relève M. Teisseire.

Ce redressement a été permis par des « ajustements tarifaires », principalement à la hausse, ainsi qu’une « rationalisation » de l’offre pour se concentrer sur les gammes les plus rentables.

Le groupe ne fait pas de prévision chiffrée pour 2024 du fait d’un « marché très imprévisible » et de l’incertitude quant aux volumes qui seront écoulés dans les supermarchés (plus de 80 % de l’activité est réalisée en grande distribution), explique le directeur financier.

Avec l’inflation, les marques de distributeurs (Simply chez Carrefour, Marque Repères chez Leclerc…) gagnent des parts de marché et certains rayons tournent moins qu’avant.

Selon Philippe Teisseire, Fleury Michon « prépare l’avenir » via le lancement de Wok&go, un plat préparé individuel en barquette carton, mais surtout de ses « tranches végé », une tentative d’assaut du marché des produits de remplacement de la viande. Ces « tranches » à base de lentilles corail, pois chiches ou haricots blancs ne cherchent pas à imiter le goût du jambon, mais peuvent être consommées de la même façon.

« Le but, c’est de démocratiser la protéine végétale dans un marché qui a du mal à décoller », souligne la directrice de la consommation, Charlotte Defrel.