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Le blé poursuit son mouvement de hausse, soutenu par les exportations


AFP le 14/03/2019 à 14:25

Les prix du blé poursuivaient jeudi à la mi-journée leur nette hausse entamée en début de semaine, soutenus par de nouveaux appels d'offres et l'activité qui en découle dans les ports français.

« Les chargements commencent à se densifier. On retrouve le Maroc, quatre bateaux sur le Yémen », commentait pour l’AFP Damien Vercambre, analyste au cabinet Inter-Courtage. Il évoquait également des expéditions en cours sur l’Egypte, résultat des appels d’offres remportés récemment par les épis français. Pas plus tard que mercredi, l’Algérie a acheté 450 000 tonnes de blé tendre pour livraison entre mi-avril et mi-mai. Si l’origine des marchandises était optionnelle, la plupart des analystes, dont Inter-Courtage et Agritel, s’accordent à penser qu’elle est essentiellement française.

Conséquence de ce climat porteur, qui fait suite à « un mois de janvier catastrophique », comme le soulignait Damien Vercambre, l’organisme public FranceAgriMer a nettement revu à la hausse ses espoirs en termes d’exportation, dans son dernier rapport paru mercredi. Selon l’organisme public, il ne resterait que 4 à 6 millions de tonnes (Mt) de blé russe à exporter et le prix du blé français est désormais le moins élevé sur le marché. Saluant la « percée » du blé français et son retour, en Egypte, FranceAgriMer chiffre désormais à 9,5 Mt les exportations de blé français à l’issue de la campagne commerciale en cours, vers les pays tiers (hors UE) contre 8,85 Mt le mois dernier. Les exportations intracommunautaires ne bougent pas ou presque à 7,49 Mt (7,56 Mt estimés le mois dernier). Conséquence, les estimations de stocks de report baissent de plus de 500 000 tonnes à 2,44 Mt. De quoi soutenir fortement les prix.

Vers 12 h 30 (11 h 30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé tendre regagnait 2,25 euros sur l’échéance de mai à 187,75 euros et 1,50 euro sur le contrat de septembre à 178,25 euros, pour environ 15 000 lots échangés. La tendance tirait également les prix du maïs, qui reprenaient un euro sur l’échéance de juin à 171 euros et 1,25 euro sur l’échéance d’août à 174,50 euros, pour près de 170 lots échangés.