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Le blé à l’équilibre, après un appel d’offres victorieux vers l’Égypte


AFP le 11/12/2019 à 14:25

Les prix du blé étaient à l'équilibre, mercredi à la mi-journée, après un appel d'offres égyptien qui a vu le blé français tenir le haut du pavé, avec 120 000 tonnes d'épis tricolores retenus, soit un tiers des marchandises.

« Ça a été fait parce que justement, on a réussi à rester légèrement compétitif par rapport aux Russes, avec un dollar moins cher qu’eux et ça nous a permis de passer en voyant que finalement, ce n’est plus tellement eux la référence, c’est eux qui sont les plus chers », commentait Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage.

Le blé sur Euronext pourrait toutefois grimper à l’ouverture de Chicago, où le blé a légèrement progressé mardi, avec la révision à la baisse des anticipations de stocks de fin de campagne aux États-Unis dans un rapport mensuel du ministère américain de l’agriculture.

Les Américains pourraient tabler sur la prise de « parts de marché par rapport aux Australiens, aux Argentins et aux Canadiens, dont ils ont baissé la production », en raison de problèmes climatiques, soulignait Damien Vercambre.

En France, ces aléas et notamment les pluies très importantes qui ont touché le pays ces dernières semaines, ont conduit le ministère de l’agriculture à réviser à la baisse les surfaces de cultures d’hiver pour 2020, notamment le blé tendre et le colza. « En 2020, les surfaces de céréales d’hiver baisseraient de 5 %. Elles atteindraient 6,55 millions d’hectares. La sole de blé tendre reculerait de 4,8 % et celle de blé dur continuerait à diminuer pour atteindre 225 milliers d’hectares », estimait Agreste, organe statistique du ministère.

« Les surfaces consacrées aux semis de colza d’hiver poursuivraient leur baisse » en s’établissant à 1,04 million d’hectares, « soit – 26,8 % par rapport à 2015-2019 », poursuivait Agreste.

Des régions de France comme la façade ouest ont rencontré d’énormes problèmes pour semer les blés tendres, du fait de la pluie. En conséquence, des reports de culture sont à prévoir sur des semis de printemps, comme le maïs, l’orge de printemps ou le tournesol.

Dans son dernier bilan, FranceAgriMer a légèrement révisé à la baisse les stocks de fin de campagne pour la France, à 2,4 millions de tonnes (- 130 000 tonnes), du fait d’exportations revues à la hausse vers les pays tiers (hors UE).

Peu avant 13h30 (12h30 GMT) sur Euronext, la tonne de blé était inchangée à 183 euros et en recul de 25 centimes d’euro à 183,50 euros, pour un peu plus de 2 500 lots échangés. La tonne de maïs, pour sa part, reculait de 75 centimes sur l’échéance de janvier à 164,25 euros et était inchangée à 167,75 euros, sur le contrat de mars, pour un peu plus de 1 000 lots échangés.

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