Yaourts et produits laitiers

L’association CLCV demande des recettes moins sucrées


AFP le 29/09/2021 à 08:50

L'association de défense des consommateurs et des usagers CLCV a demandé aux industriels d'« améliorer leurs recettes » de yaourts et desserts à base de lait qui « contiennent des teneurs en sucres parfois élevées », selon une étude publiée mardi.

« La CLCV appelle les industriels et les distributeurs à améliorer leurs recettes en réduisant au maximum la quantité de sucre ajouté et l’utilisation d’additifs et d’arômes », explique-t-elle après avoir passé au peigne fin « les emballages de 264 yaourts et desserts frais aromatisés », relevés en mars 2021 dans 9 enseignes de la grande distribution française.

L’association a étudié à chaque fois « leur composition, leur profil nutritionnel, la quantité de fruits et l’origine du lait » et estime que ces yaourts et desserts frais « sont à consommer de façon occasionnelle car ils contiennent des teneurs en sucres parfois élevées ».

Elle cible notamment les crèmes, mousses et flans « qui contiennent l’équivalent de quatre morceaux de sucre pour un pot de 125 g et qui sont majoritairement notés C ou D (90 %) sur l’échelle NutriScore ».

« Huit produits étudiés sur dix contiennent des arômes, principalement naturels et sept produits sur dix contiennent au moins un additif, principalement des épaississants et des gélifiants », ajoute-t-elle, alors que « pour toutes les catégories de produits étudiés, à l’exception des yaourts végétaux, il existe des recettes sans additif et sans arôme », preuve que cela est possible.

En outre, l’association pointe la présence parfois trompeuse de beaux fruits brillants sur les pots de yaourts… ne contenant en moyenne que 8 % de fruits. « Dans un produit sur 10, il n’y a même aucune trace de fruits », regrette-t-elle, proposant l’instauration « d’un seuil minimal de fruit pour qu’il puisse être mis en avant sur l’emballage ».

Enfin, si le lait d’origine animale « est en grande majorité français », dans 86 % des yaourts et 70 % des desserts, la provenance du lait d’origine végétale (soja, amande, coco…) « reste inconnue dans 65 % des cas », dénonce la CLCV, demandant plus de transparence en la matière.