Industrie de l'agroéquipement

La filière s’engage pour favoriser la transition agro-écologique


TNC le 18/09/2020 à 09:39
135 millions d'euros dédiés au renouvellement des machines agricoles et à la modernisation des installations. (©Massey-Ferguson)

135 millions d'euros dédiés au renouvellement des machines agricoles et à la modernisation des installations. (©Massey-Ferguson)

Lors d'une visite à l'usine Carré, le ministre de l'agriculture et de l'alimentation a expliqué que le plan de relance prévoit 135 millions d'euros pour aider les agriculteurs à renouveler leur matériel pour accéder aux nouvelles technologies. Sans oublier d'aider les industriels de la filière agroéquipement à investir en R&D pour rendre l'agriculture plus vertueuse. Axema, le syndicat des constructeurs de matériel, s'engage à développer les plateformes de tests, à favoriser les process industriels et à favoriser la mise en place de clusters d’entreprises à vision agro-écologique.

Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, a détaillé le volet agroéquipement du plan de relance du gouvernement, ainsi que sa stratégie d’accélération, lors de son passage dans les locaux de Carré, le 4 septembre dernier.

Ainsi, le ministre prévoit de dédier 135 millions d’euros au renouvellement et à la modernisation des équipements agricoles. Preuve que la filière agroéquipement joue un rôle majeur dans la transition agro-écologique.

Une prime à la conversion pour acquérir du matériel de précision

Des aides directes destinées aux exploitants agricoles, souvent contraints de délaisser les évolutions technologiques faute de moyens suffisants. Le coup de pouce devrait inciter les producteurs à investir dans la transformation numérique et à acquérir du matériel de précision grâce à la prime à la conversion et à l’aide à l’investissement dans des outils capables d’aider les paysans à faire face aux principaux aléas climatiques.

Également des aides pour favoriser l’offre. Elles sont plutôt destinées aux concepteurs et aux fabricants de matériels, qui innovent et investissent déjà depuis longtemps en faveur de l’agro-écologie. En moyenne, 4,1 % du chiffre d’affaires est dédié à la recherche et au développement. Un soutien en vue d’accélérer le développement de projets contribuant à la transition écologique de l’agriculture.

Aider les entreprises à innover vers les nouvelles technologies

Pour Frédéric Martin, président de l’Axema : « Les crédits alloués par le gouvernement aideront la filière agroéquipement à relever plusieurs défis : aider la croissance du tissu de TPE, PME et start-ups spécialisées dans les nouvelles technologies agricoles, donner les moyens aux industriels d’innover et de produire, et aux agriculteurs de s’équiper. Il en va d’une transition efficiente vers un modèle plus vertueux et recentré sur les fondamentaux de l’agro-écologie ».

Le syndicat s’engage à mettre à disposition de la politique, les démarches existantes de mesure de l’efficience agro-écologique du matériel et des équipements (labels, certifications, marques collectives, cahiers des charges…). Dans le cadre du PIA-4, et de l’un de ses 11 marchés clés : « stratégie d’accélération des équipements agricoles contribuant à la transition écologique », l’Axema s’engage à proposer des actions concrètes pour accélérer la croissance des petites et moyennes entreprises et pour développer l’innovation à externalité agro-écologique positive.

Développer les plateformes de tests

Sans oublier de développer les plateformes de tests, de favoriser les process d’industrialisation des prototypes et de favoriser la mise en place de clusters d’entreprises visant les stratégies agro-écologiques.