Hausse des contrôles de l’OFB en 2025, les agriculteurs dans 15 % des procédures
AFP le 07/07/2026 à 10:51
Les contrôles de l'Office français de la biodiversité (OFB) dans le cadre de ses missions de police environnementale ont augmenté de près de 14 % en 2025, les agriculteurs n'étant concernés que dans 15 % des procédures, a annoncé mardi à l'AFP l'organisme public.
L’an dernier, les inspecteurs de l’OFB ont mené 154 344 contrôles administratifs, en hausse de 13,7 % sur un an. Ces opérations, effectuées sous l’autorité des préfets, ont donné lieu à 616 rapports (+ 29 %) et à 11 733 procédures judiciaires (+ 14,3 %), selon les chiffres du bilan 2025 de l’OFB, publié officiellement pour la première fois.
Ces actions ont concerné en premier lieu les particuliers usagers de la nature, qui représentent 62 % des mis en cause dans les procédures judiciaires ouvertes notamment pour non-respect de la réglementation dans les espaces protégés, lors de la pratique de la chasse ou pour la détention de produits phytopharmaceutiques interdits. Viennent ensuite les agriculteurs (15 % des procédures) et les entreprises (11 %).
Lors de la crise agricole de l’hiver 2024, les agriculteurs avaient dénoncé une multiplication des contrôles environnementaux les concernant, des représentants de la FNSEA fustigeant une logique trop répressive de la part des agents de l’OFB. En 2025, les contrôles de l’OFB ont sensiblement augmenté (+ 56 %) concernant « la gestion quantitative de l’eau, afin d’en assurer un partage équitable ».
La police de la chasse et de la pêche a représenté respectivement 50 et 20 % des procès-verbaux dressés l’an dernier. L’OFB a également été saisi de 1 308 dossiers d’atteintes plus graves donnant lieu à enquêtes sous l’autorité des parquets, notamment liés aux atteintes aux espèces et leurs habitats protégés, l’utilisation de produits pharmaceutiques et la protection des milieux aquatiques et des cours d’eau.
L’OFB signale 132 cas de « tensions » sur l’année, impliquant « 225 usagers, soit 0,15 % des personnes contrôlées », sans préciser s’il s’agit d’agriculteurs ou de simples particuliers. Un rapport du Sénat publié en 2024 montrait que les incidents entre agriculteurs et agents de l’OFB étaient très rares, avec 136 cas recensés sur l’ensemble des contrôles entre 2020 et 2023.
En 2025, près de 50 % des incidents ont été résolus par la communication, indique l’OFB. L’arme de service des agents « n’a été sorti de son étui qu’à 7 reprises, toujours face à des individus armés et menaçants », notamment dans le cas de braconnage. Les agents n’ont jamais fait usage de leur arme l’an dernier, selon le bilan.