Agroalimentaire

Fleury Michon va se renforcer dans la restauration embarquée


AFP le 28/06/2019 à 10:50

Le groupe de charcuterie-traiteur français Fleury Michon a annoncé jeudi son renforcement dans la restauration embarquée, ainsi que sa diversification dans les légumes, avec une prise de participation prévue dans deux entreprises.

« Fleury Michon est entré ce jour en négociation exclusive avec les actionnaires du groupe néerlandais Marfo en vue d’acquérir » le contrôle de la société néerlandaise Marfo Food, « deuxième acteur européen du marché du catering aérien », a-t-il indiqué dans un communiqué.

À l’issue de la transaction, « dans le courant du mois de juillet 2019 », le  groupe français prendra une participation de « 90 % au capital social de Marfo, ainsi que 37,5 % du capital social de la société belge De Gentse Kluis », spécialiste des plats cuisinés surgelés auprès des réseaux de restauration hors domicile et grande distribution.

Le groupe Marfo a réalisé un chiffre d’affaires de 81 millions d’euros en 2018, principalement auprès des compagnies aériennes, et emploie plus de 400 salariés aux Pays-Bas et en Belgique. Cette acquisition permettra à Fleury Michon de « renforcer ses activités dans ce secteur », et de « déployer de nouvelles synergies commerciales » en « proposant des prestations complètes aux compagnies aériennes effectuant les liaisons aller et retour entre l’Europe et l’Amérique du Nord ».

Par ailleurs, Fleury Michon prend une « participation de 50 %, par augmentation de capital, dans l’entreprise Frais Émincés ». Cette entreprise spécialisée dans les produits 100 % végétaux, fraîchement découpés, a réalisé 5,9 millions d’euros de chiffre d’affaires au cours de son dernier exercice et emploie 40 personnes. « Avec cette prise de participation par Fleury Michon, l’entreprise pourra élargir sa diffusion auprès des clients de la grande distribution avec notamment la création d’un nouveau site de production de 5 400 m2 à Pontchâteau » (Loire-Atlantique), selon le groupe.

Fleury Michon avait indiqué début juin qu’il prévoyait un recul de ses ventes et une perte opérationnelle au premier semestre 2019, mais un retour à la rentabilité lors de la deuxième partie de l’année, après des hausses de tarifs auprès de la grande distribution.