Energie : pour la Coordination Rurale, des mesures qui « ne règlent rien »
TNC le 27/03/2026 à 15:39
A l’instar des autres syndicats agricoles, la Coordination rurale a dénoncé les aides gouvernementales qui ne répondent pas aux difficultés des exploitations agricoles, touchées de plein fouet par la hausse des coûts de production.
La guerre au Moyen-Orient a des répercussions directes sur les fermes françaises et le choc lié au coût de l’énergie remet « encore un peu plus en question leur pérennité », déplorent la Coordination rurale et son association spécialisée France Grandes Cultures, dans un communiqué du 27 mars.
Les mesures annoncées le 23 mars – prêts temporaires accordés, reports de cotisations sociales et des étalements fiscaux- « demeurent insuffisantes, inadaptées et même hors sujet. Elles ne répondent absolument pas aux difficultés que traverse la profession et ne permettront pas de faire face aux défis énergétiques et structurels auxquels sont confrontées nos filières agricoles, très dépendantes des intrants importés », estime le syndicat.
Réorienter les assolements
Ce dernier salue néanmoins l’annonce d’un « plan engrais », face à la nécessité de renforcer la souveraineté française sur les intrants. En parallèle, la Coordination rurale met en avant l’importance de « réorienter les assolements », en cultivant davantage de légumineuses qui permettraient de réduire la dépendance aux importations de protéines végétales, et moins de blé, produit de façon excédentaire aujourd’hui en nécessitant beaucoup d’engrais importés.
« Pour FGC et la Coordination Rurale, il paraît essentiel de sortir du cycle des « aides ponctuelles » proposées par un État lui-même en difficulté financière, pour envisager enfin une politique agricole ambitieuse fondée sur des prix réellement rémunérateurs, une relocalisation des moyens de production et une remise en cause des traités de libre-échange qui placent notre agriculture en situation de concurrence déloyale », concluent les organisations.