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Au Sénat

Didier Guillaume promet « un grand travail sur l’étiquetage »


AFP le 02/10/2019 à 09:50

À la veille du sommet de l'élevage, le ministre de l'agriculture Didier Guillaume a promis mardi au Sénat « un grand travail sur l'étiquetage » pour permettre à l'agriculture française d'être plus performante sur le plan commercial.

Alors que s’ouvre mercredi près de Clermont-Ferrand la 28e édition du sommet de l’élevage, les sénateurs ont relayé les inquiétudes des agriculteurs lors d’un débat dans l’hémicycle, à la demande du groupe LR, sur « la régression de la place de l’agriculture française sur les marchés internationaux ».

« Depuis 2000, les importations ont presque doublé. Un fruit et un légume sur deux sont importés (…) 25 % du porc consommé en France est importé d’Allemagne ou d’Espagne », s’est alarmé Laurent Duplomb (LR). « La France pourrait connaître son premier déficit agricole en 2023 », a souligné Franck Menonville (Indépendants).

« La question de l’étiquetage me semble essentielle », a affirmé Didier Guillaume, pour qui « il faut à la fois la montée en gamme, il faut à la fois les labels, les signes de qualité (…) et parallèlement il faut que l’ensemble de l’agriculture puisse se développer ». « Pour toutes les agricultures, si on a vraiment un étiquetage clair, alors je pense que ça permettra d’être plus performant sur le marché commercial ». « Nous voulons faire un vrai travail sur l’étiquetage en relation avec le Parlement. Ça va tanguer, je sais que tout le monde n’est pas d’accord, mais il faut que le consommateur soit informé », a souligné Didier Guillaume. « Nous ne pouvons plus affaiblir ni le revenu des agriculteurs, ni leur capacité d’investissement », a plaidé Sophie Primas (LR), en conclusion du débat.

Comme plusieurs de ses collègues, la présidente de la commission des Affaires économiques du Sénat a abordé la question du Ceta, accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, ratifié en juillet par l’Assemblée nationale. « Le Ceta pose un problème de concurrence de modèles de production et d’incohérences entre ce que nous demandons à nos agriculteurs et ce que nous acceptons des agriculteurs venus du Canada », a-t-elle déclaré. La ratification du Ceta n’est pas pour l’instant inscrite à l’ordre du jour du Sénat. « J’ai compris que votre assemblée ne le voterait pas », a glissé le ministre de l’agriculture.