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Congés, maladie ou aide ponctuelle

Comment faire appel au service de remplacement ?


TNC le 22/03/2021 à 06:03
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Besoin de vous libérer du temps ou de partir quelques jours en vacances ? Faites appel au service de remplacement. Cela représente un coût moyen de 150 €/j pour lequel vous pouvez bénéficier d'aides. Franck Laur, directeur du service de remplacement livre ses conseils pour partir en toute sérénité.

Que ce soit pour partir en congés, se former, en cas de maladie ou d’accident ou encore pour un congés maternité/paternité : n’importe quel agriculteur aura au moins une fois dans sa vie besoin d’être remplacé. Alors quelles sont les démarches à effectuer ? Combien ça coûte ? Franck Laur, directeur du service de remplacement France nous éclaire à ce sujet.

Un coût moyen de 150 €/jour

Premièrement : la cotisation. « Le service de remplacement est présent dans toutes les régions sous forme d’association. L’agriculteur devra donc cotiser pour y avoir droit. Il faut compter en moyenne 50 €/an. »

« L’idéal est de formuler sa demande de remplacement le plus tôt possible, explique Franck Laur. Cela nous permet d’évaluer le besoin et de trouver le salarié le plus adéquat. Bien-sûr, si l’absence ne peut être anticipée, comme c’est le cas pour maladie ou accident, on fait au mieux. Et le service de remplacement se charge de toutes les démarches administratives liées à l’embauche. Il n’a que la facture à régler. »

Des aides et subventions en faveur du remplacement existent.

Et à ce propos, l’expert annonce un coût moyen de 150 € pour une journée de sept heures de remplacement, et ce avant déduction des aides qui sont au nombres de cinq :

– pour un remplacement en cas de maladie ou d’accident : La MSA verse une indemnité journalière de 21 €/j mais ça n’est en aucun cas une aide pour se faire remplacer. « La seule aide possible se trouve chez Groupama, qui a noué un partenariat avec le service de remplacement. L’assureur peut en effet prendre en charge jusqu’à 70 % du coût journalier du remplacement en cas de maladie ou d’accident. »

– pour partir en congés : « Peu le savent mais les agriculteurs bénéficient d’un crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congés. Cela concerne 50 % du coût du remplacement pour une durée de 14 jours/an. »

– pour un congé maternité ou paternité : Dans ce cadre, le remplacement est pris en charge par la MSA.

– pour se former ou s’investir dans la vie syndicale : L’agriculteur peut bénéficier de subventions de la part du ministère de l’agriculture.

– en plus : d’autres subventions peuvent être attribuées en faveur du remplacement en fonction des régions. Là-dessus, Franck Laur incite les agriculteurs à se tourner vers leur antenne locale : « Il ne faut pas hésiter à demander plus d’informations au service de remplacement de votre secteur. Des personnes compétentes sauront vous indiquer les aides auxquelles vous avez droit. »

Bien préparer son remplacement

Le salarié se présentera quelques jours avant ou la veille du remplacement. L’agriculteur devra alors lui faire visiter l’exploitation et lui transmettre les consignes. « Il ne faut pas hésiter à noter les points importants, l’objectif étant d’être le plus précis possible. En général, la transmission dure deux heures, voire moins si le salarié connait déjà la structure. »

Sur le site du service de remplacement se trouvent plusieurs conseils pour organiser son absence. Il s’agit par exemple d’écrire les consignes et les renseignements indispensables comme les numéros de téléphone, la localisation des compteurs, la notice d’un matériel si besoin, etc.

Et bien entendu, l’agent est assuré et le service de remplacement dispose d’une assurance responsabilité civile en cas de dommages causés durant le remplacement.

À noter :
En cas de pic de travail, un agriculteur peut aussi faire appel au service de remplacement afin d’être épaulé quelques temps par un agent. Mais ce modèle a ses limites, comme l’explique Franck Laur : « La loi nous impose une limite de 20 % de cette activité sur l’ensemble du service de remplacement. Cela doit donc rester très ponctuel et c’est à voir en fonction de chaque structure. Mais c’est possible. »

Devenir remplaçant : un bon tremplin vers l’installation

Le directeur détaille : « Le réseau national compte 2 500 salariés en CDI et fait appel à des CDD supplémentaires si besoin. Nous employons aussi des étudiants le week-end ou durant leurs congés. C’est souvent un bon tremplin pour eux avant de s’installer. Certains ne sont pas issus du milieu et ça leur permet de se constituer un réseau et d’acquérir de l’expérience en vue de leur installation future. »