Changement climatique : 25 % des agriculteurs pourraient changer d’activité


AFP le 26/02/2026 à 16:14
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82 % des répondants se déclarent préoccupés par le changement climatique. (© arekb22, Adobe Stock)

Un quart des exploitants et cadres agricoles envisagent d'arrêter ou de changer d'activité à cause du changement climatique d'ici cinq ans, selon un baromètre piloté par l'agence RSE Croissance bleue rendu public jeudi au Salon de l'agriculture.

Chaleur, pluie, froid : 68 % des salariés du monde agricole citent le climat comme « principale difficulté » au travail, selon ce baromètre. « Avec le changement climatique, une usure physique et mentale s’installe » dans le monde agricole, a décrit la dirigeante de Croissance bleue Caroline Véran, estimant qu’« il faut arrêter de minimiser ce qu’il se passe ».

Selon les résultats de cette enquête réalisée auprès de 2 653 travailleurs du monde agricole (exploitants, saisonniers, salariés), 82 % des répondants se déclarent préoccupés par le changement climatique et en identifient l’origine humaine. « 26 % des exploitants, des entrepreneurs, et des encadrants terrain envisagent d’arrêter ou de changer d’activité agricole à cause du changement climatique d’ici 5 ans », selon le rapport.

56 % sont « inquiets pour l’avenir de leur exploitation »

Ils sont 74 % à se sentir « impuissants face aux événements climatiques », 59 % à être « tristes face à la dégradation de l’environnement » et 56 % à exprimer une « inquiétude pour l’avenir de leur exploitation ». Du propre aveu de Caroline Véran, ce baromètre, nommé Clisève Agri France, ne « dévoile rien que l’on aurait pas imaginé », mais permet d’avoir des données inédites qui vont « permettre de mettre en place des choses ».

« Le changement climatique, on le subit. On ne peut plus faire comme avant. Ce baromètre doit être une prise de conscience collective », a expliqué Cécile Camgrand Vila, présidente de la Commission emploi de la fédération Légumes de France. Dans son exploitation de tomates dans les Pyrénées-Orientales, département très touché par les sécheresses, « on adapte les horaires de travail et on sensibilise sur les risques de déshydratation », a-t-elle indiqué à l’AFP.