Viticulture

Castex dans le Cher mercredi 5 août en soutien de la filière viticole


AFP le 05/08/2020 à 10:50
Jean Castex, ici le 3 août à Lille, est à Bourges mercredi 5 août en visite aux acteurs de la filière viticole. (©Gouvernement.fr)

Jean Castex, ici le 3 août à Lille, est à Bourges mercredi 5 août en visite aux acteurs de la filière viticole. (©Gouvernement.fr)

Jean Castex se rend mercredi 5 août 2020 dans le Cher, dans les vignobles de Menetou-Salon et de Sancerre, au chevet d'une filière viticole durement éprouvée par la crise du coronavirus et en attente d'aides supplémentaires du gouvernement.

Le Premier ministre, accompagné du ministre de l’agriculture Julien Denormandie, débute autour de 10 h son déplacement par la visite d’une exploitation bio à Menetou-Salon, au nord-est de Bourges. Puis il se rendra à Sancerre où il doit échanger avec des professionnels du secteur avant de s’exprimer autour de 12h30.

Alors que débutent les vendanges, les viticulteurs espèrent un geste de l’exécutif qui a déjà accordé en mai une enveloppe de 170 M€.

Ils estiment que la crise sanitaire a engendré un manque à gagner d’au moins 1,5 Md€ en raison de la mise à l’arrêt des bars, restaurants, rassemblements festifs et du tourisme.

La pandémie de Covid-19 a creusé les difficultés d’un secteur qui souffrait déjà des taxes imposées à l’automne par les Etats-Unis sur les vins français (hors vins à bulles) dans le cadre d’un contentieux sur l’aéronautique, des incertitudes sur la demande nées du Brexit ou de la crise politique à Hong Kong, sans compter une consommation française de vins en baisse, notamment pour le rouge.

Le plan annoncé en mai comprenait 155 M€ d’aide à la distillation et 15 M€ au stockage des excédents.

Demande de distillation de 3,5 millions d’hectolitres 

Le dispositif de distillation, permis par Bruxelles et financé sur fonds européens, subventionne la transformation des vins invendus en alcool qui servira dans la fabrication de bioéthanol, de parfums ou de gel hydroalcoolique.

L’enveloppe débloquée permet aujourd’hui de transformer environ deux millions d’hectolitres. Les viticulteurs demandent de quoi distiller 3 à 3,5 millions d’hectolitres pour faire de la place pour la prochaine vendange.

« On est en train de travailler à un effort supplémentaire », avait déclaré la semaine dernière le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Les représentants des viticulteurs pressent aussi le gouvernement d’élargir le nombre d’entreprises du secteur éligibles aux exonérations de cotisations sociales, en leur permettant d’en bénéficier à partir du moment où elles ont perdu au moins 60 % de leur chiffre d’affaires pendant le confinement.