Aides gouvernementales : un « insoutenable déni » pour les céréaliers


TNC le 25/03/2026 à 10:30
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Face à la crise de l'énergie, les céréaliers dénoncent des mesures gouvernementales inadaptées. (© Adobe Stock_Ahavelaar)

Après l’annonce d’aides aux agriculteurs face à la crise de l’énergie, le 23 mars, les représentants des filières grandes cultures dénoncent « des mesures hors-sol », alors que les céréaliers vivent aujourd’hui un effondrement économique après trois mauvaises années successives.

Pour les associations spécialisées de grandes cultures, prêts court terme, report de cotisations, étalement des échéances fiscales ne sont qu’un « recyclage » de « mesurettes déjà existantes », face au nouveau choc que constitue le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Les représentants de l’AGPB, l’AGPM, la FOP, la CGB, l’UNPT et la FNSEA attendent davantage du Gouvernement, en particulier un soutien direct, à l’image de l’Espagne ou de la Grèce qui ont annoncé des plans de soutien à plusieurs centaines de millions d’euros.

« Nous courons à la catastrophe »

Après trois années de revenus négatifs, les céréaliers doivent désormais subir la flambée du GNR, qui « a bondi de 100 % » en trois semaines, ainsi que celle des engrais : + 80 % de hausse en deux ans, en lien avec la mise en place du MACF, dont 20 % depuis le début de la guerre en Iran, expliquent les filières.

Les mesures annoncées n’auront pour conséquence que d’enfoncer davantage les producteurs de grandes cultures dans « une spirale d’endettement sans fin », estiment les organisations. « Nous courons à la catastrophe », redoutent-elles.

« Face à ces annonces et alors que les premières lignes du projet de loi d’urgence agricole s’annoncent très loin de répondre à leurs besoins, les associations spécialisées tiennent à dénoncer les multiples déclarations et effets d’annonces des pouvoirs publics », concluent les associations spécialisées qui demandent une réaction immédiate face à l’ampleur de la crise, avec une levée des taxes (MACF) et « un véritable plan d’urgence ».